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  • Les Cèdres, Issy-les-Moulineaux

    Maîtrise d’œuvre : La Soda

    Maîtrise d’ouvrage : Immocades

    Programme : transformation et extension d’un bâtiment de bureaux en 14 logements

    Entreprises : Zaiati (curage, peinture, électricité) ; LBC (gros œuvre), Barcque Charpente (structure bois) ; Sarmates (étanchéité, menuiseries, métallerie, serrurerie)

    Surface : 100 m2 (existant réhabilité) + 1 000 m2 (neuf)

    Coût : 5,05 millions d’euros HT

    Livraison : 2020

  • (1/3) « Accompagner les territoires pour favoriser l’acceptabilité de ces projets » Entretien avec Alexandre Chirier, président d’Action Logement

    Filiale du groupe Action Logement, la Foncière de Transformation Immobilière prévoit de mobiliser 1,5milliard d’euros pour acquérir des bureaux ou des locaux d’activité obsolètes, lever les freins dans la durée et permettre leur transformation en logements abordables. Alexandre Chirier, président d’Action Logement, détaille ce modèle original situé à la croisée des métiers. Il revient sur la difficulté de trouver les équilibres financiers et la nécessité des partenariats avec les collectivités.
  • (2/3) « Repositionner des bâtiments obsolètes dans le récit urbain » Entretien avec Olivier Waintraub, directeur général de SEERI et de Patrimoine & Valorisation

    Olivier Waintraub dresse un état des lieux de ce marché émergent auquel la crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur. Et surtout, il nous explique les logiques de rentabilité qui favorisent ou non cette mutation. Il dirige Patrimoine &Valorisation, filiale de Nexity spécialisée sur les opérations de transformation d’actifs immobiliers en logements dans la France entière. Dans un contexte de pénurie de foncier, réanimer les bâtiments tertiaires désuets s’inscrit pour lui dans une démarche de redynamisation du territoire pour favoriser un renouveau urbain tout en minimisant l’impact environnemental.
  • (3/3) « Passer n’est pas effacer » Entretien avec Patrick Rubin, Canal architecture

    L’architecte Patrick Rubin n’a pas attendu que la transformation des situations construites soit sur le devant de la scène pour s’y intéresser. Son agence, Canal architecture, qu’il a fondée avec son frère en 1982, n’a jamais cessé de se passionner pour ces projets de reconversion : bureaux de Libération aménagés dans un ancien garage parisien, l’ancienne chocolaterie Poulain de Blois devenue l’École nationale supérieure de la nature et du paysage, la médiathèque François-Mitterrand dans les anciens ateliers de l’Arsenal de Brest. À Paris, il a récemment reconverti un bâtiment de bureaux de Claude Parent et André Remondet en logements, de quoi renforcer ses convictions en matière de transformation.
  • À Bibracte, le génie de Paul Andreu

    Concepteur de nombreux ouvrages aéroportuaires dans le monde entier, auteur du Centre national des arts du spectacle de Pékin et de monuments à travers la Chine, l’architecte Paul Andreu nous a quittés il y a maintenant trois ans. Et pourtant, parmi les ingénieux systèmes structurels qu’il a imaginés, certains nous parviennent encore en héritage, grâce au bureau d’études T/E/S/S, qui continue à les calculer, à les développer et à les mettre en œuvre. Blotti sur les flancs morvandiaux du mont Beuvray, le Centre archéologique de Bibracte entretient la mémoire de ces inventions. En 2009, une structure en acier avait été imaginée pour protéger des fouilles archéologiques, sans abîmer le sol. Une nouvelle version de l’auvent, optimiséeet agrandie, vient aujourd’hui protéger une villa romaine de 1 500 m2.

  • Entretien avec Bruther : Objets en fonctionnement

    Arc en rêve, Bordeaux. Je m’attendais à une grande rétrospective des travaux de Stéphanie Bru et Alexandre Thériot, qui focalisent depuis un certain temps l’attention de la critique. Et je me promène, légèrement désorienté, dans une galerie des machines : les projets de leurs étudiants de l’ETHZurich mis en scène au scalpel par l’artiste Richard Venlet. Mais entrons dans le bureau de Fabrizio Gallanti, le nouveau directeur qui s’est absenté quelques instants, pour revenir avec eux sur leur parcours et sur cette exposition qui mérite quelques explications
  • Eugène Atget, Voir Paris

    La Fondation Henri Cartier-Bresson a consacré cet été une exposition à Eugène Atget (1857-1927) en puisant dans la collection de tirages originaux du musée Carnavalet. Elle a donné lieu à un catalogue qui en respecte la matérialité et la tonalité. Il rend compte de l’ampleur et de la singularité de l’entreprise d’une vie : l’inventaire d’une ville, Paris, à une époque, entre deux siècles. Ainsi ce « poète matérialiste » a-t-il inventé la photographie urbaine.

  • Façades de bureaux, le temps de l'ouverture

    Tandis que le télétravail tend à s’imposer sur le long terme, un doute plane sur l’usage et le devenir de nombreux mètres carrés de bureaux dans les métropoles. Nous profitons de la livraison de bâtiments récents sur le territoire, dans des contextes urbains plus ou moins tendus, pour effectuer un diagnostic de ces « bureaux en blanc », du traitement de leur façade à leur conception générale. Qu’il s’agisse de programmes neufs ou de restructurations lourdes, ces projets souvent haut de gamme incarnent les tendances de l’architecture tertiaire d’aujourd’hui. Ils répondent au cahier des charges de purs produits financiers où s’additionnent des objectifs de performance énergétique et des exigences de rentabilité locative. Il en ressort qu’avec la multiplication des surfaces extérieures (terrasses, coursives, jardins…), la « façade de bureaux » – incarnée par le traditionnel mur-rideau – doit non seulement faire un effort d’ouverture et d’adaptation, mais également résoudre toutes les contraintes liées à la qualité de l’air, au désenfumage, aux nouveaux systèmes constructifs bois, voire à la disparition annoncée de la climatisation…

  • Flat Iron, Paris 14e

    Maîtrise d’œuvre : BFV architectes ; Artelia (TCE) ; Plan02 (thermique et HQE)

    Maîtrise d’ouvrage : RIVP

    Programme restructuration et extension de bureaux en 20 logements sociaux et locaux d’activité

    Surface : 2 187 m2 SDP

    Coût : 4,5 millions d’euros HT

    Livraison : 2023 

  • Îlot Saint-Germain, Paris 7e

    Maîtrise d’œuvre : FBAA, François Brugel Architectes Associés ; h2o architectes ; Antoine Regnault Architecture (gymnase et crèche) ; Alterea (BET TCE)

    Maîtrise d’ouvrage : RIVP

    Programme : réhabilitation et restructuration des bâtiments dits 10, 100 et 200 de l’îlot Saint-Germain en 254 logements sociaux, un gymnase et une crèche

    Entreprise générale : GTM

    Surfaces : 12 900 m2 (logements) + 2 400 m2 (équipements)

    Coût : 35,9 millions d’euros (logements) + 10,9 millions d’euros (équipements)

    Livraison : 2023

  • Introduction : Transformation des bureaux en logements : le salut de l'habitat ?

    Cest la collusion de deux phénomènes majeurs. Avec la pandémie, le télétravail se généralise, les bureaux se vident alors même que le besoin en logements ne cesse de saccentuer, la production du neuf ne suffisant pas à répondre à la demande. Recycler les bâtiments tertiaires obsolètes pour y habiter, léquation paraît simple. Il nen est rien. Les montages financiers et techniques de ces projets sont complexes. Coûteux, ils se heurtent à nombre de freins qui empêchent jusquà présent de propulser un marché encore confidentiel. Nous sommes néanmoins à un tournant. Ces opérations pourraient prendre une ampleur inédite sous leffet de la crise sanitaire qui a également mis en lumière la nécessité daméliorer la qualité du logement en France. Précipitées par la pandémie, ces transformations potentielles de bureaux vacants sont autant dopportunités pour pallier le manque de foncier disponible, repenser le déjà-là mais aussi sortir dune offre standardisée qui a montré ses limites.
  • L'architecture ou l'art de transformer le réel. (2/9) Spolium, Spolia

    « C’est un work in progress, Rome, un bric-à-brac somptueux de matériaux urbains dépareillés en instance d’assemblage et de réemploi » 

    Julien Gracq, Autour des sept collines, Paris, José Corti éditeur, 1988.


    Assurément certaines époques sont plus propices que d’autres à l’art de la transformation : et d’abord celles des grands bouleversements, qu’ils soient d’ordre militaire, religieux ou économique, bouleversements qui ont presque toujours débouché sur la réutilisation d’édifices comme d’ouvrages existants en changeant leur destination au gré des situations et des besoins, comme au fil des idées neuves. 

    Aussi serait-il totalement erroné d’imaginer que le triptyque réutilisation-réemploi-recyclage soit propre à notre troisième millénaire, même si la crise environnementale sans précédent que nous vivons pourrait le laisser à penser. Ces pratiques sont en réalité extrêmement anciennes, d’où l’importance aujourd’hui d’une remise en perspective.

  • L'incontournable harmonie des lots techniques

    Ce panorama actuel des BET en France est l'occasion d'évoquer l'importance des lots techniques avec Jacques Ferrier, architecte et centralien. Face à la complexité des ouvrages, la MAF revient ensuite sur l'évolution des contrats d'assurance qui protègent les architectes et les ingénieurs. Et puisque le double cursus est désormais accessible dans une quinzaine de villes en France, voyons enfin comment l'Association AAIIA (Association architecte-ingénieur & ingénieur-architecte) se mobilise pour vanter les mérites de ce type de formation.

  • La résidence Bertelotte, Paris 15e

    Maîtrise d’œuvre : NZI Architectes ; EVP (structure) ; Wor (fluides) ; Moteec (économiste) ; Switch (HQE)

    Maîtrise d’ouvrage : Paris Habitat et Crous

    Programme : transformation de 4 400 m2 de bureaux en 139 logements étudiants

    Entreprise générale : Bouygues Bâtiment Île-de-France Habitat Social

    Surface : 3 580 m2 SDP

    Budget : 8,9 millions d’euros HT

    Livraison : 2021 

  • La villa Rohan, Bordeaux

    Maîtrise d’œuvre : Atelier Cambium ; ID Bâtiment (structure) ; C3 (façades, charpente) ; ITH (démolition, fluides)

    Maîtrise d’ouvrage : AB Groupe

    Programme : restructuration d’un immeuble de bureaux en 22 logements

    Entreprises : Donitian Démolition (désamiantage, démolition) ; Sorreba Technologie (gros œuvre) ; C2B (charpente métallique) ; SMAC, Marbrerie Bergez-Retegui (bardage) ; Houdusse Picard (couverture bardage zinc)

    Surface : 2 968 m2 dont 2 274 m2 de logements

    Ratio : 1 700 euros HT/m2 SHAB

    Coût : 3,85 millions d’euros HT

    Livraison : 2018

  • Le 58, rue de Mouzaïa, Paris 19e

    Maîtrise d’œuvre : Canal architecture ; Khephren (structure) ; Espace Temps (fluides) ; Itac (acoustique) ; Valériane Mondot (expertise street art) ; D’ici là (paysage)

    Maîtrise d’ouvrage : RIVP

    Programme : Transformation de 8 200 m2 de bureaux en 169 logements étudiants

    Entreprise générale : GTM Bâtiment – Vinci Construction France

    Surface : 8 186 m2

    Coût : 14 millions d’euros HT (1 700 euros HT/m2)

    Livraison : 2019

  • MUZ Architecture : Les Arpenteurs

    Les deux architectes ont été élevés avec un crayon dans la main. Leur curiosité, la chance et la volonté les ont aidés à rouler leur bosse sur plusieurs continents, pour se forger un regard et une culture hors du cadre initial. Ils y ont gagné une modestie, une énergie et une intelligence des situations fort utiles quand il s’agit de participer à la transformation d’un monde confronté à de sérieux déséquilibres.
  • Playfully

    À limage dun monde protéiforme, une nouvelle génération de designers tout juste sortis décole cultive un design spontané, ludique et inclusif. Avec humour et optimisme, ces jeunes créatifs refusent la normalisation des goûts, revendiquent le non-standard, le fait main et un système de production indépendant. Décomplexés, ils utilisent la couleur, les textures épaisses, rugueuses ou dégoulinantes et déconstruisent les archétypes.

  • Quel hôpital pour demain ? : Concours pour l'hôpital universitaire Grand Paris Nord

    Comment penser lhôpital dans la ville daujourdhui qui à travers la réglementation PMR sest largement médicalisée ? Comment surtout inventer une machine à soigner des maux qui nexistent pas encore, engendrée par un monde incontrôlable en proie au réchauffement climatique, aux pandémies mondiales (sras, covid), à de nouveaux accidents – notamment nucléaires – au terrorisme et peut-être à de nouvelles guerres ?
  • TRANSFORMER LES BUREAUX EN LOGEMENTS

    Le sujet n’a jamais été autant d’actualité, amplifié par une pandémie mondiale entraînant une caisse de résonance inattendue. La transformation des bureaux en logements offre aujourd’hui un point de convergence à la croisée de plusieurs phénomènes : la nécessité de démolir le moins possible dans un contexte de pénurie de foncier, l’avènement du télétravail qui accélère l’obsolescence de nombreux bâtiments tertiaires, l’importance de la qualité du logement que la pandémie a mise en évidence, le tout sur fond de crise environnementale. Vertueuses, ces transformations induisent également une manière de penser le logement différemment. Dans un existant qui impose ses règles, il serait vain de vouloir appliquer des plans-types qui ont par ailleurs largement montré leurs limites. Les réalisations que nous présentons dans ce dossier en témoignent, faire avec ce qui est déjà là implique de renouveler le système de production autant que la pensée du logement. Il était temps.