Depuis sa création en 2005, l’association bruxelloise Rotor interroge l’économie de la construction dans les sociétés industrialisées et l’impasse des modèles productivistes et extractivistes. Cette critique active prend corps dans la production d’ouvrages théoriques1, dans une pratique axée sur la faisabilité technique du réemploi et, depuis 2016, dans le lancement d’une entreprise coopérative, Rotor Deconstruction, qui réalise des opérations de démantèlement, de conditionnement et de revente de matériaux réutilisables.
Son dernier ouvrage, Déconstruction et réemploi2, est une synthèse publiée dans le contexte d’un projet de recherche, « Le bâti bruxellois, source de nouveaux matériaux », initié par le laboratoire Architecture et Climat de l’université catholique de Louvain. Rotor y dresse un état des lieux du réemploi des matériaux de construction, en replaçant cette pratique dans l’histoire, et esquisse des pistes pour sa diffusion.