Copyright : ©Lionel Rault


Spritz, my friend 


Un an après la date prévue et plusieurs reports, la Biennale d’architecture de Venise a finalement ouvert ses portes le 22 mai 2021, avec les contributions prévues un an plus tôt, à l’exception de quelques rares pavillons nationaux qui ont déplacé leur participation en ligne, ou qui ont fait l’impasse, tandis que certaines programmations du Off n’ouvriront que pendant l’été ou l’automne. Donc pour cette ouverture, pas de cocktails d’inauguration, pas de débats critiques enflammés en cinq langues ni de soirées mondaines dans des palais déjetés. Les inaugurations festives et les débats in situ ont pour la plupart été décalés au mois de septembre 2021. Pour ceux, peu nombreux, venus assister aux previews ouvertes à la presse et aux professionnels, il s’agissait donc de constater la mise en marche d’une machine dont le déclenchement avait été retardé par les circonstances. Un lancement sans fanfare qui doit pourtant être salué pour le grand renouvellement générationnel et culturel qu’il propose, puisque la grande majorité des contributeurs vient à Venise pour la première fois, rompant avec plusieurs éditions où l’entre-soi avait fini par lasser. 


On ne change rien ! 


Mais il faut un temps d’adaptation pour s’intéresser à ce qui est exposé, car on cherche d’abord une réponse à cette question simple : fallait-il maintenir ou repenser le programme prévu pour 2020 ?!  (...)

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