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  • Aller simple Bruxelles-Berlin : Concours pour le Magasin 4 à Bruxelles

    Comment concevoir un espace spécifique pour un lieu alternatif de la scène bruxelloise qui jusqu’à présent est venu s’immiscer dans des constructions existantes ? Ainsi c’est sur la rive nord du port fluvial endormi où les entrepôts tagués font penser à Berlin-Est après la chute du mur que de jeunes agences se sont essayées à dessiner un emplacement pérenne pour le Magasin 4, une scène alternative mythique mais toujours nomade malgré ses plus de vingt-cinq années d’existence… 

  • Biomatériaux et écoconstruction pour tous à Lens-Liévin

    Architecture, énergie, isolation, écoconstruction, biomatériaux : et si les Maisons de l’Habitat Durable devenaient le guichet unique pour conseiller les particuliers lors de la rénovation de leur logement ? En ce sens, la MHD de Lens-Liévin incarne cette ambition. Sélectionnée pour l’aménagement de celle-ci, l’agence Sebastian Niemann Architectes (SNA) a largement dépassé et réorienté la commande initiale. Elle a non seulement proposé de remplacer les matériaux du cahier des charges par un corpus d’écomatériaux et de techniques constructives à rebours des pratiques courantes, mais elle a également mis en place des workshops et chantiers pédagogiques réunissant école d’architecture et lycées professionnels pour les mettre en œuvre. Ce projet démonstrateur, pas tout à fait inauguré, est à l’image des mutations qui concernent l’approche des matériaux, celles que les architectes expérimentent depuis plusieurs années pour désormais les partager avec l’ensemble de la société. 

  • Cinéma municipal, Marcq-en-Baroeul

    Maîtres d'ouvrages :Ville de Marcq-en-Barœul 

    Maîtres d'oeuvres : HBAAT mandataire, en association avec V+. Greisch, BET structure ; BEA, BET fluides ; DADALUX, BET acoustique ; Jean-Marc Becquart, économie ; Leblanc Venacque, paysagiste ; Theatre Projects, scénographe 

    Cout : 7 800 000 euros HT (2017)

    Date de livraison : concours, 2017 ; livraison, 2021

  • Écouter, voir : Entretien avec Álvaro Siza, le 5 mai 2021

    Alors que se prépare l’entretien en distanciel, j’essaie de rassembler tous mes souvenirs des constructions d’Álvaro Siza : un voyage au Portugal dans les années 1980 pour voir ses logements sociaux à Porto, d’autres plus récents pour le musée d’Art contemporain de Serralves, l’école d’architecture ou un pavillon de l’Exposition universelle de Lisbonne et, enfin, un séjour à Porto Alegre pour visiter la Fondation Iberê Camargo. 


    Mais déjà mon écran témoigne d’une certaine fébrilité. Je reconnais intuitivement Anabela, son assistante, qui s’affaire avec d’autres collaborateurs masqués autour d’une chaise vide. Lentement, l’architecte de 87  ans s’en approche et vient s’y asseoir, devant de hautes piles de dossiers

  • Entre deux mondes : Résidence étudiante et ascenseur public, Marseille

    Maîtres d'ouvrages : Ametis PACA, Logis Méditerranée, Fac-Habitat 

    Maîtres d'oeuvres : Atelier Stéphane Fernandez

    Entreprises : Ingénierie 84 (structure), Studere (équipements techniques), Even Conseil (HQE), BMF (économie). Stam (gros œuvre), Massé (serrurerie), Gambini (façade en pierre)

    Surface : 2 500 m2

    Cout : 3,5 millions d’euros HT

    Date de livraison :septembre 2020

  • FRES architectes : Rationalité sensible

    Il existe toujours un certain plaisir à déchiffrer la signification des noms donnés aux agences d’architecture. FRES architectes est l’heureuse rencontre entre la FRance et l’ESpagne et symbolise la création d’une culture commune propre à ses deux architectes fondateurs, Laurent Gravier et Sara Martin Camara. Ce nom de baptême représente aussi un état d’esprit : « Nous sommes avant tout des architectes européens », expliquent-ils. Cette complémentarité, dont ils ont su faire une grande force, trouve son origine à travers des parcours que rien ne semble rassembler a priori, si ce n’est fort heureusement l’essentiel : l’architecture est un acte de culture et permet au duo d’interroger notre contemporanéité.
  • Grandes demeures : Deux villas, Aix-en-Provence

    Maîtres d'ouvrages : privé

    Maîtres d'oeuvres : Atelier Stéphane Fernandez

    Entreprises : SEI (structure) + B52 (équipements techniques)

    Surface : 800 et 600 m2

    Cout : non communiqué

    Date de livraison :janvier 2021

  • Imaginer l’existant : Réunion de deux maisons individuelles, Toulouse

    Maîtres d'ouvrages : privée

    Maîtres d'oeuvres : BAST

    Surface : 140 m2

    Cout : 225 000 euros HT

    Date de livraison : livraison 2020

  • La filière du réemploi est-elle crédible ?

    Lorsque l’exposition « Matière grise » est présentée au Pavillon de l’Arsenal à Paris en 2014, le réemploi, son sujet, est une pratique tellement marginale dans la construction que la plupart des acteurs du secteur en ignorent même le terme. Première secousse. Son entrée en scène a comme premier mérite d’interpeller le monde du bâtiment qui continue de fonctionner sur une économie extractive et mondialisée des matériaux. Sept ans plus tard, alors qu’une prise de conscience s’opère sur l’inexorable épuisement des ressources, où en est la filière ? Toujours anecdotique en France au regard des millions de mètres carrés construits chaque année, déplorent les architectes d’Encore Heureux, commissaires de l’exposition et porte-drapeaux du réemploi avec une poignée de militants. Mais les choses bougent, tant du côté du cadre législatif, favorable à son développement, que de celui d’une sensibilisation croissante de certains maîtres d’ouvrage. Émergent aussi des plateformes de matériaux et produits de réemploi, ainsi que de nouveaux métiers pour les préparer, nettoyer, reconditionner, transformer… Cependant, c’est par la multiplication des projets démonstrateurs que cette filière pourra lever tous les freins à son développement et que l’on pourra généraliser les méthodes et outils. Il faut donc en favoriser les conditions et lui laisser le temps, malgré l’urgence. Le bâtiment reste en effet le premier producteur de déchets et l’un des gros émetteurs de GES. L’actualité de la crise sanitaire a également révélé au grand jour notre dépendance à cette chaîne économique mondialisée des matériaux qui subit aujourd’hui pénurie d’approvisionnement et augmentation des coûts. De quoi crédibiliser encore plus le réemploi. 

  • Les effets pervers des marchés globaux 3/3

    Alors que sa relation directe au maître d’ouvrage est mise à mal par les marchés globaux, l’architecte devient l’inespéré bouc émissaire en cas de sinistre. Est-ce bien logique quand 86 % des sinistres sont dus à des erreurs d’exécution imputables aux entreprises ? Pour clore notre enquête sur les marchés globaux par ce troisième volet, nous avons donc choisi d’interroger Michel Klein, directeur général adjoint à la Mutuelle des Architectes Français (MAF), observatoire privilégié des modes d’exercice des métiers de la maîtrise d’œuvre. 

  • Micro usines : création et recyclage

    Autonomie de production, réemploi, valorisation à la source sont les nouvelles perspectives de création et de recyclage. Ces néodesigners à l’esprit makers développent de mini-usines transportables et autonomes, qui leur permettent d’expérimenter et de produire in situ. Cette notion de nouvelle économie locale en circuit ultra-court apporte une valeur ajoutée à des matériaux de rebut et contribue à développer un savoir-faire artisanal. L’autonomie productive apporte une des réponses aux problématiques environnementales. 

  • Notre-Dame, le parvis des petits besoins

    Au lendemain du sinistre du 15 avril 2019, on se rappelle que l’annonce d’un concours international avait suscité des propositions de toutes sortes quant à la reconstruction des parties hautes du monument sinistré. Ce torrent d’images déconcertantes émanant pour certaines d’agences de renom n’a pas peu contribué à faire le lit des restaurateurs stricto sensu, et à discréditer toute intervention d’ordre architectural. 

  • Pièces d'eau - Nouveaux systèmes pour l'espace douche

    Aux décors, préférons les systèmes : l’univers de la salle de bains – d’abord pour une clientèle individuelle et dans une moindre mesure pour les ERP – dispose d’un arsenal de solutions décoratives avec des gammes de plus en plus complètes, techniques et sophistiquées, aux tonalités infinies. Mais au-delà des choix d’apparence, il convient de s’intéresser à tout ce qui peut en faciliter la pose ou éviter la sinistralité. Depuis janvier dernier, les permis de construire des maisons individuelles en locatif et les rez-de-chaussée des logements collectifs doivent inclure des douches de plain-pied zéro ressaut. L’idée étant de garantir une accessibilité optimale, au regard d’un premier arrêté de 2015 qui limitait le ressaut du bac à douche à 4 cm maximum, et des dimensions minimales de 0,90 x 1,20 mètre. Ce dossier présente les solutions adaptées des fabricants pour leur mise en œuvre dès juillet : des receveurs extra-plats ou à couper teintés masse, des surfaces au sol disponibles en remontées murales, des colonnes économes dans un choix de finitions toujours plus vaste.
  • Réemploi 1/8 - Un champ à investir pour l’architecte - Entretien avec Quentin Chansavang et Hugo Topalov, Bellastock

    Depuis la création de leur collectif en 2006, alors qu’ils étaient étudiants à l’École d’architecture de Paris-Belleville, les membres de Bellastock se sont imposés comme des acteurs incontournables de l’économie circulaire et du réemploi en particulier. L’association s’est constituée en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) en 2019, un format qui lui permet de consolider ses actions. Celles-ci reposent sur trois piliers : la sensibilisation et la formation pour tous les publics à travers les festivals, notamment, et le CAAPP, un nouveau lieu d’expérimentation transdisciplinaire qui s’ouvre à Évry-Courcouronnes dans l’Essonne ; la recherche entamée avec les projets REPAR 1 et 2 pour l’Ademe, qui se poursuit avec le programme européen FCRBE ; les missions AMO auprès des maîtres d’ouvrage et architectes. Le point avec Bellastock sur les avancées et freins du réemploi en France. 

  • Réemploi 2/8 - Gouvernances : Genèse d’un métabolisme urbain : l’exemple de Plaine commune

    En 2014, l’établissement intercommunal de Plaine Commune lance une première étude sur les principaux flux entrants et sortants – alimentation, énergie, BTP, etc., propres à son territoire. Son bilan rend compte qu’un tiers de ces flux est issu du secteur de la construction. Un chiffre appelé à croître en raison de la dépendance du territoire à son approvisionnement et au traitement de ses déchets, mais aussi des nombreux programmes immobiliers planifiés (arrivée des JO, de sept gares du Grand Paris Express, rénovation de 14 quartiers NPNRU…). En 2017, Plaine Commune décide de lancer un plan d’action opérationnel, spécifique au secteur du BTP, en vue d’expérimenter une démarche d’économie circulaire sur les chantiers et de s’engager dans d’autres démarches d’aménagement. 

  • Réemploi 3/8 - Identifier, acculturer, échanger - Entretien avec Hélène Schwoerer et Isabelle Quet-Hamon, Paris Habitat

    Investi sur le sujet du réemploi, le bailleur social Paris Habitat a intégré le programme européen INTERREG CHARM (Circular Housing Asset Renovation and Management) suite à la mutation emblématique de la caserne de Reuilly à Paris. Un cadre qui lui permet d’initier des expérimentations et de pousser plus loin les actions et bonnes pratiques dans ses opérations. Retour d’expérience avec Hélène Schwoerer, directrice générale adjointe maîtrise d’ouvrage et développement, et Isabelle Quet-Hamon, responsable du service Habitat durable. 

  • Réemploi 4/8 - Recyclage de portes palières : Crèche, Paris 20e, bFV architectes

    BFV architectes ne s’interdit aucune filière, aucun mode constructif, aucun matériau. Depuis l’immeuble Pulse, livré en 2019 à Saint-Denis, le réemploi a élargi leur palette. Pour cet ensemble de bureaux de 30 000 m2, les faux planchers techniques issus de chantiers de démolition de la région parisienne ont lancé la filière, ce marché de travaux conséquent ayant permis de lever les barrières techniques et assurantielles. La crèche, ouverte l’année suivante dans le 20e arrondissement de Paris, s’habille d’une résille de bois protectrice, réalisée à partir des portes palières de logements HBM tout proches qui faisaient l’objet d’une mise aux normes incendie. Une opération pilote là encore, réalisée à la faveur d’un concours de circonstances et portée par toute la chaîne des acteurs publics et les architectes. 

  • Réemploi 5/8 - Un équilibre à trouver entre prise de risque et aléas - Siège de la coopérative Novædia à Stains, Archipel zéro architectes

    Pour le siège social de Novædia à Stains, une coopérative d’insertion par l’agriculture urbaine, l’architecte Frédéric Denise, fondateur de l’agence Archipel Zéro, cherche à dépasser les objectifs de la conception bioclimatique en intégrant des éléments de réemploi. Un projet pilote qui a vocation à essaimer dans d’autres territoires. 

  • Réemploi 6/8 - Questionner les méthodes Halle de colombelles, Encore Heureux et Construire architectes

    Pas à pas et dans chaque projet, Encore Heureux met en place les leviers qui permettront au réemploi de franchir une étape à sa diffusion, et de fabriquer des outils reproductibles. Pour la grande halle de Colombelles, un bâtiment industriel transformé en tiers-lieu (classé ERP) situé en banlieue de Caen en aval sur l’Orne, les architectes associés à l’agence Construire ont proposé une méthode reposant sur deux innovations : la création d’un lot 01 dédié au réemploi et la rédaction de cahiers des clauses techniques particulières (CCTP) « à trou », soit des CCTP spécifiques qui permettent la mise en œuvre des matériaux de réemploi, ou neufs en cas de défection des premiers. 

  • Réemploi 7/8 - Restructuration d’une tour moderniste : Immeuble de bureaux et commercial, Bruxelles, CONIX RDBM architects

    Pour la restructuration de la tour de Brouckère à Bruxelles, l’objectif est d’intégrer 2 % d’éléments de réemploi, en poids et en valeur, dans le projet. Chargé de la mission AMO, Rotor a fait la liste des matériaux « candidats », dans le bâtiment ou en provenance de filières, pouvant se prêter aux ambitions architecturales des concepteurs, l’agence belge CONIX RDBM. Cette opération entend créer un précédent, la démarche de réemploi dans un bâtiment tertiaire d’une telle envergure étant une première en Belgique.