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  • À la recherche de la résilience - Entretien avec Raphaël Labrunye, architecte et historien

    Raphaël Labrunye est directeur de l’ENSA de Normandie. Il est aussi architecte et historien et a assuré, à ce titre, la direction scientifique de la recherche « Smart French, la résilience de la ville moderne 1945-1975 » dans le cadre du programme pluriannuel du ministère de la Culture « Architecture du XXe siècle, matière à projet pour la ville durable du XXIe siècle ». Il nous livre ici les principaux résultats de ce travail remis en 2019.

  • À la recherche du temps perdu : aménagement de l'îlot B2, Lyon-Confluence


    Maîtrise d’ouvrage : OGIC Lyon Rhône-Alpes

    Maîtrise d’œuvre : Clément Vergély architectes (Lyon) et Diener & Diener Architekten (Bâle), Stefan Jeske, chef de projet ; Agence Michel Desvigne, paysagiste

    Aménageur : SPL Confluence

    BET : QE, Etamine ; fluides/VRD, Scoping ; structure, GO et Batiserf ; acoustique, Synacoustique

    Bureau de contrôle/coordination sécurité et santé : SOCOTEC

    Artisan piseur : Nicolas Meunier

    Programme : 181 logements + 2 339 m2 de bureaux + commerces et crèche

    SDP : 12 040 m2

    Coût : 20,6 millions d’euros HT

    Calendrier : concours, 2015 ; livraison, 2021


  • Construire en hêtre : projet ordinaire ou destin national ?


    À Rouen, le nouveau quartier l’Éveil de Flaubert développé par Linkcity débute actuellement sa construction. Dessiné par les agences TVK, AZ Architectes et OLM Paysagistes, le projet compte un ensemble de logements, commerces et bureaux. L’un d’eux, sous l’impulsion de Bouygues Bâtiment France Europe et de Manubois, est un bâtiment-test en R+7 dont une partie de la structure est en hêtre lamellé-collé. Une première en France à cette échelle.

     

  • Coproduits de la mer

    L’océan et la côte bretonne regorgent de matériaux biosourcés et la filière halieutique offre un immense potentiel de coproduits marins à explorer. Des designers inspirés, à la fois chercheurs et ingénieurs, puisent leurs matières premières de cet environnement maritime. De nouveaux matériaux, aux formulations innovantes à base de sédiments, de coquilles, d’écailles et d’arêtes, sont créés à partir des déchets et coproduits issu de la mer. Pour l’ensemble de ces projets, il s’agit d’une démarche écologique visant à améliorer, nettoyer, valoriser ou sensibiliser au monde marin.

  • Entretien avec Dominique Lyon : Le parti pris des choses

    Dominique Lyon me reçoit chez lui au neuvième étage d’un immeuble sans qualité construit dans les années 1970 dans le 11e arrondissement de Paris. Son salon, très lumineux, est largement ouvert au loin sur les tours de l’église Saint-Ambroise. Il est traversé par une descente d’eau qui organise l’espace autour d’elle et, sur ses murs, sont accrochées des toiles de Bernard Frize et de multiples autres œuvres dont je ne parviens pas à deviner les auteurs. Nous nous installons face à face dans de confortables canapés bas, sous la présidence d’un monumentalLounge Chair de Harry Bertoia qui semble nous observer avec une certaine condescendance.

  • Faire plus avec moins - Entretien avec l’architecte Frédéric Druot

    Frédéric Druot a débuté sa carrière au sein de l’agence bordelaise Épinard Bleu de 1987 à 1991 avant de fonder son agence d’architecture à Paris. En 2007 il présente, en association avec l’agence Lacaton & Vassal, l’étude PLUS conçue comme une recherche sur l’actualisation de la question du logement par la transformation du patrimoine des Trente Glorieuses. Depuis les intérieurs de chaque logement, par addition de surfaces, par l’apport de lumière naturelle, par l’ajout des jardins d’hiver et de balcons, l’habitabilité de chaque logement est augmentée, les performances thermiques des bâtiments améliorées.Il s’agit de ne jamais démolir pour reconstruire, de faire plus avec moins. Seules trois réalisations sont issues de cette étude : les immeubles de la Chesnay à Saint-Nazaire, la réhabilitation de la tour Bois-le-Prêtre à Paris puis la réhabilitation selon le même principe de 530 logements à la cité du Grand Parc à Bordeaux, qui sera récompensée par le prix Mies van der Rohe 2019.

  • Fieldoffice ou le sursaut écologique de l’urbanité taïwanaise

    Fieldoffice fait partie de ces agences qui ne font pas de compromis. Ses architectes ne travaillent pas avec les promoteurs-spéculateurs, ne courent pas derrière les projets et ne cherchent pas à être plus nombreux que nécessaire pour accomplir ce qu’ils se fixent comme mission : rendre à l’architecture sa dimension artisanale en réalisant des projets dans un temps long et dans un périmètre qui n’excède pas un trajet de trente minutes en voiture de leur agence, située au milieu des rizières. Mais c’est à 9 000 km de là qu’arc en rêve leur consacre une très belle exposition. 

  • Habiter le sol : 20 logements collectifs, rue de la Cour-des-Noues, Paris 20e

     

    Maîtrise d’ouvrage :Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP)

    Maîtrise d’œuvre et économie de la construction :Remingtonstyle Architecture

    BET : structure,EVP ; fluides, B52

    Entreprises : Brézillon, Groupe Bouygues

    Programme :20 logements collectifs répartis sur sept niveaux, chacun proposant un T1, un T3 et un T4, le dernier disposant d’un T5 et d’un T2 + un commerce en RDC

    SDP :1 592 m2

    Coût : 3,5 millions d’euros HT

    Calendrier : concours, 2014 ; livraison, 2020

  • House of Cards : Institut méditerranéen du risque, de l'environnement et du développement durable, Nice

    Maîtres d'ouvrages : Université Côte d'Azur
    Maîtres d'oeuvres : Atelier marc Barani, architecte mandataire; Julien Campagne, chef de projet; Jean Paysant, architecte assistant; Fabien Mauduit, architecte
    Entreprises : Demathieu Bard, gros oeuvre; Alquier, menuiseries extérieures; Gargini, métallerie et serrurerie; Bareau, menuiseries intérieures et signalétique; Silence Confort, baffles acoustiques; Artisan du Sol, sols souples et planchers; Harmonie Peinture, peinture et nettoyage; Sedel, fluides; Ineo, électricité, ValEnergies, photovoltaïque; Otis, appareils élévateurs; Coveris, brise-soleil
    Surface SHON : 4970m2
    Cout : 14,9 millions d'euros HT
    Date de livraison : février 2020

  • L'affaire d'une génération

    Un récent rapport parlementaire dresse un constat très critique de l’efficacité des politiques de rénovation énergétique menées depuis quinze ans. Il nous fait prendre la mesure d’un enjeu gigantesque et voir l’échec flagrant du modèle technocratique qui devait y répondre. Tandis que les méthodes du projet d’architecture appliquées à la réhabilitation semblent être les seules à même de produire des résultats satisfaisants, les architectes risquent de rater le train de ce marché de maîtrise d’œuvre qui dominera le secteur du bâtiment pendant au moins une génération.

  • Lambert Lénack : Architectes généralistes

    Adrien Lambert et Étienne Lénack se sont positionnés dans le paysage de l’architecture et de l’urbanisme en développant des projets à toutes les échelles spatiales et temporelles. Leur enthousiasme à partager la montée en puissance de l’agence, et son modèle organisationnel, croise une envie communicative de parler de méthode et de valeurs.

  • Marie Sommer, Une île

    Marie Sommer s’attache à des lieux chargés de mémoire. Hier, Teufelsberg, cette colline artificielle de Berlin édifiée après guerre avec les ruines de la ville détruite pour ensevelir un bâtiment indestructible d’Albert Speer, et coiffée par une station d’écoute américaine abandonnée. Ou Stases, vidéo parcourant les locaux et les archives désertés mais préservés de la Stasi à Berlin-Est. Ici, une île, symbole de la nature romantique, jadis forgé par la peinture, toujours haut lieu de villégiature balnéaire, mais rongée par ses vestiges comme par l’érosion.

  • Mener l'enquête : Eyal Weizman, La vérité en ruine, Manifeste pour une architecture forensique

    Dès son premier ouvrage1, Eyal Weizman s’était attachéà décrire très précisément les techniques d’urbanisation de la Cisjordanie, pour montrer l’utilisation par Israël de l’architecture et de la construction comme des machines de guerre, des outils de contrôle et d’occupation illégale du territoire. Originaire de Haïfa et formé à la AA School de Londres, l’architecte-chercheur n’a cessé depuis d’étudier le rapport entre l’architecture et la guerre. Il a progressivement construit une approche singulière, dont il a déduit la pratique du laboratoire Forensic Architecture qu’il dirige depuis 2010 à la Goldsmiths University : s’appuyer sur l’architecture dans sa double dimension de média et d’outil afin de témoigner de scènes passées et de produire des reconstitutions permettant de rétablir, le cas échéant, des vérités menacées.

  • Menuiseries et protections solaires - La recherche d’une parfaite complémentarité

    Si les fabricants de menuiseries poursuivent le développement de gammes spécifiques à destination des architectes – des formats panoramiques XXL, des menuiseries fines au service de performances thermiques optimisées –, de leur côté, RE 2020 oblige, les spécialistes de la protection solaire cherchent à consolider leur rôle dans les économies d’énergie du bâtiment. Les programmes tertiaires et plus spécifiquement ceux de logements disposent d’un arsenal de solutions pour répondre à une infinité d’usages et autant de manipulations. L’intimité, la sécurité, le rafraîchissement naturel, l’occultation, l’automatisation ou la protection contre les intempéries amènent à développer des systèmes dont la fiabilité et la robustesse sont encore questionnées. Les volets coulissants, papillons, pliants ou roulants s’ajoutent aux gammes de stores verticaux, bannes, à projection, en corbeille ou façon marquise. Les brise-soleil verticaux ou horizontaux, souvent orientables (BSO), complètent ce vaste choix tout en rappelant l’essentielle prise en compte des spécificités géographiques et climatiques d’un projet, en amont de l’installation de ces solutions.

  • Primum non nocere - L'agence Eliet & Lehmann, ou l’art de prendre soin de la modernité

    L’agence Eliet & Lehmann a acquis une certaine reconnaissance dans le domaine de la réhabilitation du patrimoine des Trente Glorieuses avec la rénovation, en 2015, de quatre immeubles de logements construits en 1952 par Marcel Lods. La finesse de leur travail d’analyse et de révélation des qualités architecturales de l’œuvre de Lods avait alors été saluée par la critique. Ils partagent tous deux une même éthique à l’égard du patrimoine domestique de la modernité. À ce titre, ils furent professeurs invités à l’EPFL en 2014-2015 à l’initiative de Franz Graf, directeur du laboratoire TSAM spécialisé dans la réhabilitation du patrimoine moderne et dont la rénovation de la cité du Lignon à Genève en 2013 est une référence majeure. Retour sur quelques-uns des projets phare de l’agence.

  • PRODUITS UTILES - Qu'attendre pour oser ?

    Papier peint extérieur - Instabilelab

  • PRODUITS UTILES - Royal

    Callipyge - Trone

  • Regarder, évaluer, réparer - Rénovation à la cité des Blés d’or au Blanc-Mesnil

    L’agence Équateur vient de terminer la rénovation des immeubles de la cité des Blés d’or, au Blanc-Mesnil, conçus entre 1956 et 1959 par André Lurçat. Après de multiples interventions au fil du temps qui ont altéré l’œuvre du célèbre architecte moderniste, cette dernière opération démontre la pertinence de la réflexion globale du projet d’architecture pour aborder une opération motivée initialement par les seules performances énergétiques.

  • RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE DES BÂTIMENTS DU XXe SIÈCLE : À QUOI SERVENT LES ARCHITECTES ?

    Alors que le temps presse et qu’il faudrait « quoi qu’il en coûte » diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre avant 2050, la transition écologique du patrimoine domestique semble bien mal engagée. Ses actions reposent essentiellement sur la mise en œuvre de dispositifs technologiques d’économie d’énergie, dans une approche étroitement comptable de kilowattheures. Après quinze années d’efforts mal coordonnés, les politiques d’incitations comme les systèmes techniques installés échouent à produire les effets escomptés. En revanche, les rares résultats énergétiques probants s’inscrivent toujours dans des démarches globales de projet, attentives à l’amélioration de l’habitabilité et soucieuses de la préservation des qualités architecturales. ce dossier vise à réhabiliter la pratique du projet d’architecture comme outil efficace au service d’un enjeu capital qui sera l’affaire d’une génération.