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  • Le choix de Volume

    Volume propose des livres dont le sujet est l’espace où l’on vit. On y trouve aussi bien des monographies, des essais, des livres de photographies que des livres sur l’art et le graphisme, et bien sûr un rayon jeunesse.


    Cette fin d’année commence par la parution très attendue en anglais des deux volumes d’Italo Modern des frères Feiersinger – l’un est architecte, l’autre est photographe –, constituant un véritable inventaire, à la qualité photographique rare, de l’architecture moderne de l’Italie du nNrd entre 1946 et 1976. Cette exigence, on la retrouve dansThe Structure, Works of Mahendra Raj, la monographie consacrée à Mahendra Raj. Ami intime du béton, le délicieux ingénieur indien qui vient de fêter ces 92 ans à Paris a travaillé avec Le Corbusier ou Louis Kahn, repoussant sans cesse les limites de la gravité. Brutaliste méconnu il a fait sortir de terre parmi les plus impressionnants bâtiments qui ont été construits en Inde voire dans le monde. Le livre détaille et illustre ce travail, que chacun se doit de connaître.

  • Le choix du Cabanon

    Le Cabanon propose une sélection de nouveautés dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme, du design et du paysage, ainsi qu’un large choix de livres et de revues épuisés et rares.


    Illustré d’exemples prestigieux de constructions brutalistes réalisées entre les années 1950 et aujourd’hui,Archi brut vous emmènera dans un fascinant voyage autour du monde à la découverte de l’architecture brutaliste. Vous pourrez aussi vous promener dans l’Atlas historique des rues de Paris et y voir grandir la capitale au fil de la formation de ses plus de 6 000 rues dont François Pinon nous révèle l’histoire. À l’ère de la réutilisation, les amoureux de vieilles pierres pourront s’inspirer de la poésie qui émane de la rencontre du neuf et de l’ancien en visitant les projets présentés dans Habiter les ruines. Dans le même esprit,Architecture en terre d’aujourd’hui nous fait redécouvrir les possibilités de ce merveilleux matériau avec 40 exemples de bâtiments d’une exceptionnelle qualité esthétique.

  • Les Universalistes, 50 ans d’architecture portugaise

    « La force de l’exposition « Les Universalistes » se cache dans le propos autour duquel elle est construite et qui dépasse son cadre géographique : à travers la posture singulière de ces architectes – leur lusitanité –, c’est l’essence même de la pratique architecturale qui est interrogée. » écrivions nous en mai dernier. L’exposition de la Cité de l’architecture incarnait pleinement son nom, ne qualifiant pas seulement ses protagonistes, mais aussi la portée qu’elle donne aux questions qu’elle pose à tout architecte. Encore davantage que l’exposition, son catalogue rend parfaitement compte de la pertinence du propos.
  • Lumière blanche, ombre noire - Entretiens

    Heureuse initiative de rééditer ces conversations de Louis I. Kahn avec ses étudiants de l'université de Rice à Houston en 1968. L'architecte ne donne jamais de recettes, il est porté par une vision quasi mystique et c'est une des qualités de ce recueil que de tenter de retranscrire sa voix et même jusqu'aux mouvements de ses mains. Avec quelques photos mais surtout grâce à un petit essai de Lars Lerup, « Haut les mains » : « Finalement, la main de Kahn – toutes les mains – ne sont probablement pas des copies de la raison, mais des simulacres de surface, des pièces d'une machine dionysienne qui, lorsqu'on la laisse partir à l'aventure et faire, nous libère de nos destins imaginaires. »
  • Luxe et charité : la rénovation du pauvre

    Hasard du calendrier ou derniers feux de la mondialisation heureuse, deux groupes de luxe ont inauguré simultanément deux rénovations de prestige. Kering et sa maison de couture Balenciaga ont ouvert exceptionnellement leur siège dans l’ancien hôpital Laënnec à Paris pour les Journées du patrimoine, tandis que le groupe DFS (Duty Free Shoppers) inaugurait à Venise la « T Galleria » du Fondaco dei Tedeschi. Cette ancienne auberge des marchands allemands, transformée en poste centrale sous le fascisme, a été relookée par Rem Koolhaas (et d’autres) en temple de la consommation « de luxe » instantanée. La clientèle visée semble être celle desgrandi navide dix étages qui font escale quelques heures dans la lagune.

  • L’icône architecturale, l’autoroute urbaine et l’espace commercial - Concours pour l’extension de la Nouvelle Galerie nationale de Berlin

    Comment compléter un ensemble culturel des années 1960 quand autour de lui tout a changé et quand aucun des principes qui portaient le projet originel n’est encore partagé ?

    Le Kulturforum, une acropole construite pendant la guerre froide pour se dresser face au mur de Berlin : d’un côté surgissaient musée d’Art moderne, philharmonie et bibliothèque ; de l’autre, miradors, barbelés et autres chevaux de frise. Un espace sacré ouvert vers l’au-delà où deux des grandes tendances architecturales de la fin des années 1960 pouvaient se déployer sans s’exclure : l’immense toit-caissons tendu au-dessus de ses huit pylônes cruciformes, conçu par Mies van der Rohe, et les auditoriums en étoile accompagnés de la chaîne des blocs oblongs de la bibliothèque, réalisés par Hans Scharoun.
  • Nouvelles Richesses

    Cet été, le pavillon français de la biennale d’architecture de Venise se penchait sur le problème majeur que devront affronter ces prochaines années tous les acteurs du développement du territoire : que vont devenir les zones péri-urbaines et rurales ? L’architecture peut-elle encore s’y épanouir et comment ? Quel rôle peut-elle y jouer ? Un sujet quasiment impossible à traiter pour ce genre de manifestation où seule la concision où l’effet de manche permettent de se faire remarquer. Difficilement perceptible lors de la biennale, le formidable travail de l’équipe Obras – Ô associée pour l’occasion au collectif formé par la sélection 2014 des Albums des jeunes architectes et paysagistes –, est concentrée dans ce livre. S’il fallait rendre obligatoire la lecture d’un seul livre à nos édiles pour les dix prochaines années, ce serait celui-là.
  • Peter Brown et John Brinckerhoff Jackson, regards convergents sur le paysage des Hautes Plaines

    De 1986 à 1989, le photographe Peter Brown et le géographe John Brinckerhoff Jackson entreprirent une exploration commune du paysage ordinaire des Hautes Plaines américaines. Plutôt que de coproduire une œuvre unifiée, leur démarche avait pour but de mettre à profit le décalage des expériences, des temporalités et des usages photographiques entre leurs disciplines.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - amàco, l’atelier matières à construire

    Expérimenter, se tromper, s’émerveiller ! Pour transmettre les connaissances sur les comportements de la matière et les caractéristiques des matériaux qui en découlent, amàco développe depuis 2012 des contenus, des outils et des méthodes pédagogiques inédits. Ateliers, conférences, vidéos, publications et expositions essaiment à l’échelle internationale ces expériences qui diffusent la joie d’apprendre et de partager.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Bellastock, les activistes - Entretien avec Paul Chantereau

    Nous avons demandé à Paul Chantereau, invité à présenter les travaux de Bellastock lors des rencontres « L’apprentissage expérientiel », de situer la démarche de son association.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Brian MacKay-Lyons : la Résistance

    À l’heure où l’on donne de plus en plus de valeur à l’identité de marque internationale, l’architecture se trouve progressivement reléguée à la production d’images marchandes : des édifices hautement emblématiques, totalement coupés de l’identité unique de la culture et du lieu dans lequel ils sont implantés. Les produits manufacturés ont supplanté les produits locaux, les manœuvres non qualifiés ont pris le pas sur les artisans expérimentés et les « starchitectes » entourés d’armées de techniciens remplacent peu à peu les maîtres-bâtisseurs régionaux qui formaient patiemment leurs apprentis. « Les grands cabinets rachètent les petites et moyennes agences, et les architectes deviennent du capital humain mobile », constate non sans amertume Brian Mackay-Lyons. Certains se sont adaptés à ce changement, y voyant un progrès inévitable, et ils y trouvent leur compte ; d’autres s’y rallient comme acteurs désinvoltes qui se contentent de tenir leur rôle, tandis que d’autres encore subissent cette situation qui les désespère. Mais une poignée s’est clairement démarquée de cette tendance : ceux-là défendent dans leur pratique des positions critiques, cultivant des lieux qu’ils comprennent et mettant en valeur des cultures qu’ils connaissent. Le critique d’architecture Peter Buchanan a donné un nom à ce groupe, auquel appartiennent Brian MacKay-Lyons, Rick Joy, Francis Kere, Glenn Murcutt et bien d’autres : c’est « la Résistance ».
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Cent étudiants participent à la réalisation d’un prototype en bois et terre

    Dans le cadre de l’événement « Lyon 2016, capitale de la terre », la team Auvergne Rhône-Alpes a conçu et construit un prototype d’habitat écoresponsable autour d’un défi : employer le bois et la terre crue de manière contemporaine en milieu urbain. L’édifice matérialise une partie des deux derniers étages d’un petit immeuble collectif participatif. Il concrétise ainsi une proposition de logement minimum, confortable et modulable, dans le contexte du climat rhônalpin et des ressources disponibles dans la région. Pour le bailleur social grenoblois Actis, qui veut réduire son empreinte carbone, il préfigure une prochaine opération avec ces matériaux écolocaux.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Colorado Building Workshop

    Le Colorado Building Workshop est la formation diplômante du programme design/build de l’université du Colorado à Denver. Depuis 2009, cet atelier a réalisé sept projets communautaires, parmi lesquels 21 micro-cabanes pour le camp de découverte nature de l’École Outward Bounds du Colorado, ainsi que cinq maisons pour des personnes déshéritées et deux chalets pour une réserve navajo du sud de l’Utah, en collaboration avec le collectif DesignBuildBLUFF de l’université de l’Utah. Marie et Keith Zawistowski ont interrogé le directeur du programme, Rick Sommerfeld, sur les principes pédagogiques qui sous-tendent cet atelier expérientiel.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - De la conception à la construction : l’architecture comme art de performance

    d'a a traduit le texte de Alberto Pérez-Gomez paru aux États-Unis dans un ouvrage collectif:  Architecture as Performing Art,Marcia Feuerstein et Grey Reads(dirs.), (Farnham, GB et Burlington, Vermont, Ashgate Publishing 2013).Alberto PÉREZ-GOMEZ est professeur et responsable des programmes d'histoire de l'architecture à la McGill University school of architecture de Montréal, il est connu pour être l'un des théoriciens d'une approche spécifiquement phénoménologique de l'architecture.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Design/build : perspectives d’avenir

    Seulement trois générations après les premières expériences menées par ses précurseurs, l’experiential learning, plus communément appelé « design/build », est en plein essor1. En octobre dernier s’est tenu à Lyon un colloque international sur l’apprentissage expérientiel en architecture, réunissant pour la première fois en France des architectes pédagogues engagés dans des initiatives pédagogiques de renommée internationale, développées simultanément aux quatre coins du monde.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Design/buildLAB : une pédagogie au service de l’intérêt public

    Au sein du design/buildLAB, des étudiants consacrent une année scolaire à la maîtrise du processus de construction dans son intégralité. Objectif : abroger la dichotomie entre concevoir et construire.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Introduction

    C’est une question qui traverse toute l’histoire de l’architecture sans jamais s’être imposée comme un débat majeur. Pourtant, du compagnonnage médiéval à Rural Studio en passant par le Bauhaus, l’idée d’apprendre l’architecture en affrontant très concrètement la réalité de la commande et de la construction fait son chemin. La dimension intellectuelle, politique et poétique de cet apprentissage a peut-être trop souvent été négligée au profit d’un pragmatisme réducteur. Mais aujourd’hui, du Canada à l’Angleterre, du Chili à Grenoble, de la Virginie à Lyon et du Colorado au canal de l’Ourcq, des expériences passionnantes ont vu le jour avec un succès grandissant auprès de la jeune génération d’architectes. Yale School of Architecture, Grands Ateliers, AA School, Virginia Tech, les meilleures écoles sont à la pointe de ce mouvement. Nous vous proposons de découvrir l’architecture qu’ils ont, bien réellement, construite.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Se former en construisant : l’expérience à l’échelle 1

    Depuis une vingtaine d’années et à un rythme soutenu ces dernières années – comme l’atteste maintenant une mise en réseau des programmes Design/Build –, les pédagogies relatives à la formation des architectes se renouvellent au profit de l’expérience pratique.
  • Peut-on innover en apprenant ? Le design/build et l’apprentissage expérientiel - Vers une pédagogie dynamique et créative - Entretien avec Patrice Doat

    La formation de Patrice Doat a été marquée par des enseignants militants à UP6, une des « unités pédagogiques d’architecture » parisiennes, puis à Grenoble, où il a été professeur pendantprès de quarante ans. Soucieux de former des professionnels en prise avecla réalité du terrain, cet architecte-chercheur a développé une méthodologie dynamique, quivalorise le travail de la main etpousse les étudiants au-delà de leur zone de confort pour réveiller leur créativité.Ce décloisonnement des apprentissages, qui réhabilite l’intuition face à la raison, laisse une large place à l’improvisation. Bienveillante et joyeuse, l’approche suscite la curiosité, encourage l’esprit critique et favorise l’initiative personnelle, afin d’inciter chacun à devenir acteur de son projet et de sa vie. Ellea inspiré le concept des Grands Ateliers de l’Isle-d’Abeau, « usine pédagogique » et lieu d’expérimentation de l’espace en vraie grandeur.

  • Revoir Paris, London Overground

    Paris Londres, deux manières d’écrire sur la ville par deux auteurs qui ont fait de la déambulation urbaine un genre à part entière. Deux ans après « D’humeurs paysagère », qui nous entrainait dans les jardins parisiens et d’Île-de-France, Claude Eveno consacre son dernier ouvrage à Paris. Les quinze voyages ne circonscrivent pas un quartier mais un trajet. Comme le laisse deviner le titre, le récit psychogéographique de l’auteur est empreint d’une nostalgie qu’il ne cherche pas à dissimuler. S’il se réjouit du cosmopolitisme qui a envahit quelques rues, il déplore la gentrification et la dysneylandisation d’une ville où la vie de quartier disparaît. Mais l’érudition et l’humour de Claude Eveno font de chaque promenades une aventure que l’on suit toujours avec gourmandise.