S’il reste encore marginal en France,
l’habitat participatif bénéficie ces dernières années d’un
véritable regain d’intérêt. Programme
complexe où l’architecte joue un rôle fondamental,
il demeure un défi économique, humain et écologique, relevé par
quelques pionniers du « vivre ensemble » au XXIe siècle.
L’habitat participatif repose sur une éthique partagée et propose
une synthèse entre les avantages du logement individuel sur mesure
et ceux de la mutualisation liée au regroupement. Outre la
valorisation des modes de vie qui prennent en compte les données
environnementales, il a vocation à mettre en commun tout ce qui
gagne à l’être et à privilégier les circuits courts. Combat pour un habitat choisi, il place les habitants à l’origine et au centre du processus. Favorisant un renouvellement urbain durable, il offre une véritable alternative aux produits défiscalisés, au tout pavillonnaire et un outil de revitalisation des centres-bourgs. Mis en œuvre sous diverses formes juridiques, l’habitat participatif est aujourd’hui développé par un large spectre d’acteurs privés et sociaux.