d'a 230

  • Architectures chinoises : une décennie pour se réinventer

    Ces quinze dernières années, le monde urbain chinois a connu une transformation sans équivalent dans l’histoire du monde. C’est moins la croissance urbaine liée au développement économique du pays – correspondant finalement à une logique déjà observée auparavant – que la transformation de la presque totalité des paramètres qui gouvernaient la notion d’urbanisme et les données traditionnelles de l’architecture qui est ici en jeu.

  • Aussi vrai que nature

    Ce revêtement de sol stratifié se décline dans une grande variété d’aspects. La gamme présente 16 nouveaux motifs valorisant les matières : chêne brut, pin naturel, voire finition béton, lasure blanche, aspect bois brûlé. Pour cette dernière finition, une technique d’impression restituant le relief a été employée pour obtenir un rendu le plus réaliste possible. Pour l’ensemble de la gamme, le veinage du bois est poursuivi sur la tranche des lames, et les joints ondulés présentent ondulations et fissures, accidents s’approchant du matériau naturel. Par ailleurs, une couche de protection résistante à l’eau stoppe les infiltrations pouvant survenir au niveau des joints, qui reçoivent également un traitement antistatique, limitant l’accumulation de poussière entre deux lames. Dimension : 190 x 1380 x 12 mm (l x L x h).

  • Brique en bois pour façade courbe

    Sur un site dégradé par l’activité minière du Nord de la France, la maison de l’environnement dessinée par l’agence Tectoniques propose une forme de rédemption par l’architecture. Sa forme, autant que son contenu, expose au public les vertus d’un monde écofriendly. Équipée du matériel dernier cri en termes de production d’énergie, elle explore aussi le potentiel expressionniste de l’écoconstruction, matérialisée par un mur de brique en bois assemblé en filière sèche.

  • Casa Pileci, Gioiosa, Sicile

    Maître d’ouvrage / Maîtres d’œuvre : Éva Samuel, Studio Crisa, architecte d’exécution ; Tambe, BET mécanique
    Surfaces
     : 100 m²
    Coût
     : 300 000 euros HT
    Livraison
     : 2014

  • Chaleureux paravent

    Source de chaleur, ce radiateur joue aussi un rôle dans l’agencement de la pièce grâce à son mode de fixation spécifique. Des barres métalliques de section rectangulaire redivisent horizontalement un cadre installé perpendiculairement au mur. Ainsi placé, le radiateur diffuse une chaleur rayonnant sur ses deux faces tout en participant du cloisonnement de la pièce. Disponible en version chauffage central, chauffage mixte ou chauffage électrique, avec corps de chauffe 100% inox et régulateur électronique de température. Dimensions : entre 400 et 600 mm en largeur, de 833 à 1860 mm en hauteur. Puissance de 300 à 750 W selon les dimensions et la technique de chauffe. Finition chromée ou selon un nuancier de 50 teintes.

  • Deshaus : être architecte en Chine aujourd'hui

    L’agence Deshaus réunissait à l’origine trois architectes formés à Shanghai : Liu Yichun (né en 1969), Chen Yifeng (né en 1972) et Zhuang Shen (né en 1971). Elle est aujourd’hui dirigée par Liu et Chen, diplômés de l’université Tongji, à Shanghai. L’architecture de Deshaus réunit l’intelligence et la sensibilité dans des projets subtils mais sans fragilité et aux programmes souvent difficiles, comme des jardins d’enfants ou des universités.

  • Double bind : la création du nouvel accueil du musée Cluny

    Ce concours semble emblématique du double bind (du double commandement contradictoire) qui gît au fond de toute commande architecturale, même la plus triviale : « Fais ! Mais surtout, je t’en prie, ne fais pas ! Construis-moi un édifice qui signale, mais ne fais pas un signal ; élève ce matin un bâtiment digne de ces lieux et promets-moi que je pourrais le démonter ce soir si je le veux ; prouve-moi que ton édifice pourra ultérieurement se développer, mais sache bien que tu auras très peu de chance d’être un jour le maître d’œuvre de cette extension… »

  • D’où viennent les architectes chinois ?

    Dans la mesure où Pékin montre l’exemple au reste du pays, et malgré l’indépendance acquise par Shanghai dans son histoire récente, depuis une vingtaine d’années, la capitale résume assez bien l’évolution qu’auront connue toutes les autres grandes métropoles. Une histoire liée en premier lieu à l’existence des grands instituts – instituts de projet et de construction –, héritage de la Chine d’après 1949. C’est là qu’après la mort de Mao, puis sous l’égide de ses successeurs, ont continué d’être conçus la plupart des édifices représentatifs des pouvoirs nationaux ou locaux, les ensembles d’habitations, les bâtiments à vocation industrielle ou économique et les grandes infrastructures du pays.

  • Entretien avec Frank Gehry

    Entretien avec Frank Gehry, réalisé par David Leclerc et Emmanuel Caille, à Paris,le 1er juillet 2014, à l'occasion de la fin des travaux de la Fondation Louis-Vuitton.

    Retrouvez l'analyse du projet par d'architectures : « Un coup d’aile ivre » La fondation Louis-Vuitton
  • Godzilla - La fondation Jérôme Seydoux-Pathé

    Maître d'ouvrage : Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
    Maître d'œuvre
    : Renzo Piano Building Workshop
    Consultants
    : VP Green (structure) ; Arnold Walz (modèle 3D) ; Sletec (coût) ; Inex (MEP) ; Tribu (développement durable) ; Peutz (acoustique) ; Cosil (lumières) ; Leo Berellini architecte (intérieurs)
    Surface
    : 2 200 m²

  • L'atelier de Michel François, Bruxelles

    Maître d'ouvrage : Michel François
    Maître d'œuvre
    : Philippe Vander Maren et Richard Venlet
    BET structure
    : Greisch
    Entreprise générale
    : BTP Thomas Case
    Menuiserie
    : Potteau, MAM Menuiserie
    Livraison
    : Printemps 2014

  • La pleine mesure de l'architecture - Agence d'architecture Suzel Brout (aasb)

    Dès 1988 en binôme avec Laura Carducci, puis à partir de 1995 en solitaire mais entourée de son équipe, Suzel Brout a su construire un propos bâti et s’adapter aux multiples évolutions du métier. Sa passion pour la technique et le détail lui a permis de réaliser les transitions pratiques que portent ses réalisations et ainsi de peaufiner une écriture. Son attention aux modes d’habiter a été récompensée par des lauriers. Parcours d’une architecte fervente défenseur de l’art de maîtriser l’œuvre.



  • Made by Chinese

    Cette aventure éditoriale est née d’une commande du galeriste Enrico Navarra et de Sébastien Moreu. Sur le fond, nous avons repris quelques principes qui nous guident dans notre travail de critique. Le premier de ces principes est de ne pas écrire une ligne qui ne soit fondée sur une connaissance réelle, in situ, des édifices ou des ensembles urbains que nous incluons dans notre sélection. Ainsi, sauf exception, l’équipe que nous avons formée a pu voir la totalité des projets réunis dans ces pages même si quelques-uns, très rares, n’ont pas reçu la visite de tous les membres de notre petit groupe. Un groupe que je voudrais saluer ici.

  • Pellet en automatique

    Solution complète pour chauffage à granulés en bois (pellet) pour la maison individuelle ou le petit collectif. Entièrement automatisée, la chaudière qui forme le cœur de ce réseau de chauffage central peut fonctionner sans intervention humaine pendant une année entière. L’alimentation en pellet s’effectue à partir d’un silo de granulés disponible dans 35 dimensions. Le système ne nécessite pas de modification du réseau de chauffage existant : cette chaudière se substitue à une chaudière classique et peut être couplée à un système de panneaux solaires thermiques. Le pilotage de l’installation se gère par le biais d’un smartphone : il peut s’effectuer à distance et des alertes mails avertissant l’usager d’une baisse des réserves de granulés peuvent aussi être mises en place. Selon l’ADEME, ce type de chauffage serait quasiment neutre en rejets de CO2, et ses fumées seraient plus propres que celles d’une cheminée à foyer ouvert. Nombreuses options disponibles, dont chaudière à condensation avec rendement de 106 %. Dimensions : 1013 x 691 x 1066 mm (L x l x H) en 8 kW. Puissance : de 8 à 56 kW, et jusqu’à 224 kW en mode cascade, avec la mise en série de plusieurs chaudières.

  • Penser l’architecture chinoise depuis l’Europe

    Au cours de nos voyages en Chine, ceux antérieurs au projet Navarra et ceux plus récents organisés dans le contexte de ce travail, nous avons été conduits à revisiter des sites qui nous étaient déjà familiers mais qui, en un ou deux ans, avaient pu évoluer. Certains étaient passés du statut de chantier à celui d’édifices achevés. D’autres étaient encore en construction et n’ont été terminés qu’après la finalisation des textes. Quelques-uns à l’inverse avaient prématurément vieilli et quelques autres, que nous avons été amenés à conserver pour ces pages en raison de leur qualité, avaient déjà été prématurément démolis…C’est dire le caractère très hétérogène de l’ensemble architectural et urbain sur lequel nous avons travaillé. (...)

  • Quel avenir pour le rapport Patrick Bloche ?

    Au terme de 50 heures d’auditions, un rapport et 36 propositions concluent les travaux de la mission d’information sur la création architecturale (voir la "Question Pro" d'avril 2014, d'a 225). Au-delà de l’intention de « libérer la création architecturale et de susciter un désir d’architecture au sein du grand public », Patrick Bloche, président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale et rapporteur de la mission, plaide pour le pragmatisme et la transparence.

  • Tim Franco, voyage dans l’Empire du milieu urbain

    Installé depuis dix ans en Chine, Tim Franco mène une double carrière de photographe commercial et documentaire. Sa connaissance du terrain en faisait le partenaire idéal du projet éditorial Made by chinese. Il s’apprête à publier un livre sur Chongqing, ville champignon où s’expriment les paradoxes de l’urbanisation chinoise.


    Article paru dans le dossier « Architectures chinoises : une décennie pour se réinventer », d'a 230, octobre 2014

  • Wang Shu, ou l’art du tuileau

    Jean-Claude Garcias revient de Chine où il a pu visiter les réalisations de Amateur Architecture Studio. Portant un regard autant admiratif que critique, il tente d’inscrire l’oeuvre de Wang Shu et Lu Wenyu dans une généalogie de l’architecture moderne et contemporaine occidentale, et montre que tradition et révolution ne sont pas chez eux incompatibles.

  • « Un coup d'aile ivre » : la fondation Louis-Vuitton

    Maîtres d’ouvrage : Fondation Louis Vuitton ; Bernard Arnault, Président
    Maîtres d’œuvre : Frank Gehry (architecte) ; Gehry Partners ; Gehry Technologies ; Inc. Atelier Lieux Et Paysage; Maîtrise d’œuvre d'exécution : Studios Architecture; BET : Setec Bâtiment ; L'Observatoire International / Ingelux Setec Bâtiment ; RFR + T/E/S/S (structure façades verre et Ductal) ; Lamoureux (acoustique) ; Nagata Acoustics (sound designer auditorium)
    Entreprise générale : VINCI Construction
    Terrain : 1 ha; Hauteur : 48,5 m; Surfaces : 11,700 m2  (totale) ; 3,267 m2 (11 galeries d'exposition) ; 653 m2 (hall) ; 563 m2(auditorium, 350 places)

    coût estimé: 900 000 000 €
    Première esquisse : 2005
    Livraison : octobre 2014