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  • 14e Biennale de Venise: Aux fondements, le moment du vide

    La portée d’une biennale ne se réduit pas au moment de l’exposition, mais s’inscrit dans le temps long d’une conversation avec les précédentes éditions et les suivantes, qui se réévaluent mutuellement. Et nul doute que Fundamentals sera un marqueur historique dans l’idée que l’on se faisait d’un curateur de la biennale d’architecture de Venise, car l’emprise de Rem Koolhaas sur tous les aspects de cette édition rompt avec le carnaval d’ego architectoniques encouragé par ses prédécesseurs.

  • 14e Biennale de Venise: Paranoïa

    Fundamentals, la biennale de Venise de Rem Koolhaas, se divise en trois parties. Elements of Architecture au pavillon central : une tentative d'élaborer un véritable traité d'architecture en réactivant une tradition rétablie à la Renaissance et peu à peu tombée en désuétude. Monditalia à l'Arsenal, une réflexion nostalgique qui tend à assimiler l'Italie à une métaphore de notre contemporanéité. Enfin en conclusion dans les pavillons nationaux : Absorbing Modernity : 1914-2014, une injonction à réfléchir sur la manière dont les différents pays ont été pénétrés par les principes du Mouvement moderne. Des principes qui peuvent être considérés à la fois comme des remèdes et des poisons : porteurs des valeurs de confort et de progrès, ils peuvent s'affirmer aussi comme des agents actifs de dissolution des différentes identités nationales.

  • Alessandro Imbriaco, Tommaso Bonaventura : Vista Nostra

    Comment représenter des phénomènes aussi omniprésents mais invisibles par nature que le crime organisé ? Deux photographes romains sont partis de l'observation du territoire pour montrer les mutations et l’emprise de la mafia dans la société. Une partie de ce travail est présentée dans la Corderie de l’Arsenal, dans le cadre de l’édition 2014 de la Biennale d’architecture.

  • Controverse à Venise. Modernité : passée ou présente ?

    6 juin 2014, une centaine d'architectes français débarquent dans les Giardini de Venise. Devant le pavillon de la France qu’ils viennent tout juste de visiter, Christian de Portzamparc et Edouard François confrontent leurs premières impressions avant de visiter plus en détail le reste de l’exposition. 

    Faut-il encore interroger la modernité ? Oui répond le premier qui y voit un inventaire salutaire, non rétorque le second, qui déplore une attitude passéiste.

    Propos recueillis par Soline Nivet et retranscrits par Delphine Perrotel.

  • Coque antiurbaine à Montreuil


    Maîtres d'ouvrages : privé
    Maîtres d'œuvres : Arba : Jean-Baptiste Barache & Sihem Lamine

    Entreprises : Maçon, SNDB ; charpentier, Sarl Duhamel ; menuisier (façade, escaliers, etc.), Menuiserie Cauchois ; étancheur, LRC Bac Acier ; électricien, Allain Valéry & associés ; plombier, Arcila

    Surface SHON: 138 m2

    Cout : 250 000 € TTC

  • Dénivelé et quartzite brésilien dans le Jura


    Maîtres d'ouvrages :  Privé

    Maîtres d'œuvres : Amiot-Lombard (Mathieu Noël, chef de projet)

    Entreprises : Saillard, terrassement ; Chanteloube et Eiffage Jura, gros œuvre ; Darbon, charpente bois ; SFCA, étanchéité ; Eiffage Jura, revêtement pierre ; Goupil Industrie, agrafes pierre ; DP Agencement, menuiseries bois ; MB Décoration, plâtrerie, peinture ; Primatesta, carrelages ; Actinox, serrurerie ; Molin, plomberie, chauffage ; Belle Mareschal, électricité

    Surface SHON : 342 m2
    Date de livraison :2008

  • Dossier spécial Biennale : Est-ce bien fondamental ?

    Il aura fallu attendre trente-quatre ans pour que la biennale de Venise permette à l'architecture de se pencher à nouveau sur son histoire. Loin de la nostalgie de « La presenza del passato » – première biennale qui, en 1980, propulsa le post-modernisme sur la scène internationale –, Fundamentals, imaginée par Rem Koolhaas, ne cherche ni à célébrer, ni à condamner. En ce début d'été à Venise, on aurait aimé ne voir que l'architecture et oublier l'horripilant « divacurator », mais la personnalité complexe et contradictoire de l'architecte batave est trop intimement mêlée à ce qu'il met en scène pour feindre d'en ignorer l'aura.

  • Extension d'une maison à St-Germain-en-Laye

    Maîtres d'ouvrages : Privé
    Maîtres d'œuvres : Hertweck Devernois Architectes

    Entreprises : Terrassement, gros œuvre, Bâtiment et Travaux Parisiens ; charpente couverture, Axe Étanchéité, Peroni ; menuiseries extérieures, escalier, parquet, DB Concept ; plomberie, chauffage, Pascal Vidal ; arboriste, Elag’ et Soins ; chape fluide, Guillaume Gaillard ; isolation projetée Synersol, Efrance isolation ; fumisterie et foyer Stûv, Cheminée ACD

    Surface SHON : Extension 220 m2 surface utile (garage et local technique compris), maison existante 100 m2

    Cout : 815 000 euros TTC

    Date de livraison :2013

  • Fausses jumelles à Golfe-Juan

    Maîtres d'ouvrages : Privé

    Maîtres d'œuvres : Atelier Marc Barani ; Fabrice Carbone (chef de projet), Erwan Lefranc, Aldo Amoreti, Michel Pautrel (directeur des travaux) – BET : Soditech – Paysagiste : François Navarro

    Entreprises : Gros œuvre, terrassement, VRD, cloisons, Lavagna ; étanchéité, Quesada ; menuiseries métal, Veralu ; menuiseries bois, Atelier Grasso ; sols spéciaux, Rocha

    Surface SHON : Villa A 190 m2 et villa B 208 m2

    Date de livraison :2013

  • Joly et Loiret, retour aux fondamentaux

    Ils n’exposent pas à la biennale de Venise, mais veulent eux aussi revenir aux fondamentaux : ceux d’une architecture en symbiose avec son milieu, dépassant les querelles de modernes. Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret seront-ils de cette génération explorant librement le potentiel de cette alter architecture que leurs aînés tentent d’imposer depuis trois décennies ?

  • L'existence des petites agences menacées

    Dans la perspective des élections européennes de mai 2014, l’UNSFA a interpellé les candidats sur des évolutions législatives concernant la passation des marchés et les qualifications professionnelles. Des mesures qui menacent notamment de bloquer l'accès à la commande pour les petites structures. Nous avons demandé à Marie-Françoise Manière, présidente de l’UNSFA de nous expliquer en quoi.

  • La possibilité d’une maison

    Entretien avec l’architecte Christian Pottgiesser et Pascale Thomas Pottgiesser de l’agence parisienne Architecturespossibles. Lui, architecte d’origine allemande, a passé une partie de son enfance au Japon. Elle, artiste, est née au Havre. Amplement publiée à travers le monde, leur maison L, dans les Yvelines, a reçu la prestigieuse Manser Medal décernée par le Royal Institute of British Architects (RIBA) en 2012 et le prix du jury Archinovo Saint-Gobain en 2013.

  • La villa : rêve ou cauchemar français ?

    Les maisons individuelles faisant l’objet d’un permis indépendant représentent 35 % de la production de logements en France. Une part considérable, mais au sein de laquelle la présence des architectes, évaluée entre 4 et 8 % selon les années et les sources, se révèle dérisoire. Et combien parmi elles constituent des exemples surprenants ou des manifestes ? La maison offre le meilleur laboratoire pour expérimenter, tant au niveau technique et esthétique que des modes de vie, mais reste aujourd’hui trop souvent un programme de début de carrière. Dans un marché en baisse, avec des terrains et des constructions qui rétrécissent comme peau de chagrin depuis dix ans, les architectes peuvent-ils s’affirmer et de surcroît par des gestes forts ? Qu’est devenue la liberté d’expression des premiers modernes et des générations des Trente Glorieuses ?

  • Pins ou rochers : deux villas à Calvi

    Maîtres d'ouvrages : Privé

    Maîtres d'œuvres :Atelier d’architecture Aurélie Barbey, Gilles Brusset Paysarchitectures (maison des pins), Marie Thurnauer (maison au rocher et cabanons)

    BET Structure : SETIB

    Entreprises : Terrassement, gros œuvre, second œuvre, plâtrerie, mise en place des réseaux, SAS Maestria ; électricité, EIB ; menuiserie, LBD ; plomberie, Jean-Thomas Lucciani ; étanchéité, R. Capel ; structure cabanons, Charpentiers de la Corse ; étanchéité cabanons, Care

    Surface SHON :80 m2 (maison des pins) et 112 m2 SHON (maison au rocher)
    Cout : 140 000 euros HT (maisons des pins)
    Date de livraison : 2012

  • Réapprendre à habiter grâce aux maisons d’architectes

    François Rouanet, vice-président du Conseil national de l’Ordre des architectes, revient sur la manière de réintégrer les architectes dans le processus de construction de maisons individuelles, finalement le symbole premier d’une culture de l’habitat en train de péricliter.


    Article paru dans le dossier "La villa : rêve ou cauchemar français ?" du d'a n°228

  • Revivre et exposer à Dormont

    Maîtres d'ouvrages : privé

    Maîtres d'œuvres : Faces (Perrine Belin, Marceau Lepinay, Jean-Marie Lepinay)

    Entreprises : Démolition, maçonnerie, taille de pierre, chape béton d’argile; RPL Normandie ; charpente, murs ossature bois, cloisons doublages, escaliers, menuiseries extérieures, Cruard Charpente ; doublage thermique béton de chanvre, enduit à la chaux, Société Falaisienne de Couverture ; Lamy restauration

    Surface SHON : Maison 270 m2, salle d’exposition 100 m2
    Cout : 750 000 euros HT
    Date de livraison :2013

  • Transformer la ville, le concours Architecture Bas Carbone 2014

    Pour sa sixième édition, le concours Architecture Bas Carbone / ABC organisé par EDF propose de transformer la ville en explorant des formes d’habitat plus innovantes, plus participatives et toujours plus économes en énergie, comme y invite la loi Alur (pour l’accès au logement et un urbanisme rénové). Les sept projets retenus cette année dans le cadre du concours – sur une soixantaine de candidatures – portent sur des constructions neuves ou des rénovations localisées dans des tissus urbains constitués afin d’en rentabiliser le foncier ou les emprises bâties. Tous visent à accroître et à diversifier les usages et les fonctions dans les sites considérés en apportant une nouvelle offre résidentielle adaptée aux modes de vie actuels et engagée dans la transition énergétique à opérer. Comme lors des précédentes sessions, les concurrents ont disposé de trois mois pour affiner leurs propositions avec l’assistance technique d’EDF.

  • Un échec culturel et social

    Confrontés à des difficultés économiques, réglementaires et plus encore à une réticence généralisée, les architectes français restent aujourd'hui en marge du programme de la maison individuelle.



    Article paru dans le dossier "La villa : rêve ou cauchemar français ?" du d'a n°228

  • Une exposition d’architecture, pour quoi faire ?

    Du 30 avril au 28 juillet 2014, le Centre Pompidou consacre une rétrospective à Bernard Tschumi. Si l’exposition rend un hommage appuyé à l’architecte franco-suisse basé à New York et Paris, elle peine cependant à éclairer comme elle le prétend les rapports entre théorie et pratique en architecture.

    « Bernard Tschumi a fait de la "matérialisation des concepts" sa marque de fabrique. Il s’en trouve aujourd’hui à l’évidence prisonnier, sans paradoxalement échapper en bout de course au formalisme dont il prétend se démarquer. »

  • Une instruction des permis défaillante

    Depuis plus de trente ans, la politique de l’État a consisté à se débarrasser d’à peu près toutes les instructions pour les léguer aux communes. La négociation des permis par les maires engendre un vrai problème démocratique. Et l’exigence de qualité est rarement portée par les élus.