Du 30 avril au 28 juillet 2014, le Centre Pompidou consacre une rétrospective à Bernard Tschumi. Si l’exposition rend un hommage appuyé à l’architecte franco-suisse basé à New York et Paris, elle peine cependant à éclairer comme elle le prétend les rapports entre théorie et pratique en architecture.
« Bernard Tschumi a fait de la "matérialisation des concepts" sa marque de fabrique. Il s’en trouve aujourd’hui à l’évidence prisonnier, sans paradoxalement échapper en bout de course au formalisme dont il prétend se démarquer. »
Faisant preuve d’une saine réflexivité, le Centre Pompidou accueillait au début de l’année un colloque intitulé, Exposer l’architecture : espace discursif, espace scénographique. Les débats étaient de bonne tenue et portaient sur les moyens et plus encore sur les finalités des expositions dédiées à l’architecture, qu’elles soient monographiques ou thématiques. Quelques mois plus tard, la rétrospective consacrée par l’institution parisienne à l’architecte franco-suisse Bernard Tschumi se présente comme une nouvelle occasion de se demander à quoi sert une exposition d’architecture.
La réponse dépend évidemment du
point de vue depuis lequel on se place : celui de l’exposé,
de l’exposant ou du public. (...)


