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  • 51N4E, le citoyen au cœur du projet

    En 1998, pour mener à bien leurs premiers projets personnels tout en continuant chacun de son côté à collaborer avec différents bureaux d'architectes, Johan Anrys, Freek Persyn et Peter Swinnen fondent l'agence 51N4E, une dénomination qui reprend les coordonnées géographiques de Bruxelles. Cinq ans plus tard, alors qu'ils n'ont encore à leur actif que quelques réalisations, ils se voient pourtant décerner, à l'unanimité du jury, le prix Maaskant récompensant les jeunes architectes, une distinction prestigieuse réservée jusque-là à des architectes hollandais. 

  • À quelle heure ferment les grilles?

    Si les plus grands parcs de la capitale façonnent son image, ils ne véhiculent pas un imaginaire aussi puissant que celui qui se dégage des parcs d'autres capitales étrangères. Moins vastes mais tout aussi convoités, ils se montrent plus enclins à brider les usages qu'à les inventer. Est-ce en raison de la primauté octroyée à leur vocation patrimoniale ? Pour incarner d'autres « Paris possibles », ne faudrait-il pas qu'ils se réfèrent davantage au modèle de la Villette, seul grand parc parisien conçu pour le XXIe siècle ?

  • A toute épreuve

    Vasque translucide utilisant un matériau transparent à base de résine époxy, très résistante à la chaleur et aux chocs. Disponible en deux couleurs, sablé blanc ou teinté vert, en rectangulaire ou circulaire.
    Produit : Luminist (version simple). Luna (version rétro-éclairée).
    Fabricant : TOTO.
    Prix : 1 000 euros HT. En version rétro-éclairée avec LEDs : 3 000 euros HT.
  • Arène transformiste

    Pelouse ou grill sportif ? Digne héritier des architectures mobiles de Prouvé ou des constructivistes, le projet d'Arena de l'agence Colboc-Franzen apporte une réponse inédite au problème de changement d'emploi des enceintes multifonctionnelles. Un stade de rugby, une salle de spectacle et des bureaux : c'est le programme de l'Arena – terme générique désignant une enceinte polyvalente – de Nanterre. La commune limitrophe de la Défense doit ouvrir en 2014 un équipement de cette catégorie.

  • Bec magique

    Ce robinet à déclenchement automatique intègre le capteur de détection – le plus petit du marché selon le fabricant – à côté du jet, ce qui doit permettre une détection instantanée de la présence des mains et interrompre le jet promptement au retrait de celles-ci.
    La batterie au lithium-ion qui fait fonctionner le système de commande électronique est rechargée par un générateur. Ce dernier transforme l'énergie de l'eau en électricité, autorisant un fonctionnement du robinet pendant quinze ans en utilisation intensive, sans interventions sur le système électrique. La consommation
    d'eau varie de 2 à 4 l/mn, selon les modèles. Existe en 17 et 32 cm, aux prix respectifs de 550 et 650 euros. En option, un boîtier de contrôle thermostatique ou eau froide, pour 650 ou 400 euros.

    Produit : Ecopower.
    Fabricant : TOTO.
  • Binladen Group souffle les dix bougies du 11 Septembre à La Mecque

    Culture de la congestion verticale et pèlerinage religieux président à cet étrange gratte-ciel tout récemment achevé dans le skyline de La Mecque. Mais que diront les 3 millions de pèlerins annuels de ce bâtiment hybride culminant à 601 mètres et conçu en 2001 ? Au premier regard, on pense d'abord à la dernière excentricité de Michael Graves vingt ans après celle de son Dolphin Hotel à Disneyland Paris. Un gâteau de mariés ventripotent avec, en guise de lampe merveilleuse, une horloge Big Ben de 40 mètres de haut, elle-même surmontée d'un croissant doré géant.


  • Chai du château Cheval Blanc, Saint-Emilion

    Maîtres d'ouvrages : Château Cheval Blanc

    Maîtres d'oeuvres : atelier Christian de Portzamparc (Christian de Portzamparc, Étienne Pierres, Daniel Romeo), architecte. Meristeme/Régis Guignard, paysagiste. Captain Spot/Jean-Bernard Favero-Longo, Aartill, éclairagistes. Point d'Orgue, acousticien. Olivier Chadebost, architecte maître d'œuvre d'exécution

    Entreprises : gros œuvre, Spie Batignolles Sud-Ouest ; aménagements paysagers, Brettes Paysages ; façades et verrières, Coveris ; plomberie, désenfumage, Géniclime ; process, Air Froid ; menuiseries bois, bardage bois, Gasteuil ; cuverie, Dv Tex – Surface : 5 250 m2

    Surface SHON : 5 250 m2

    Cout : 13 millions d'euros (cuves comprises)

    Date de livraison :

  • Cité de l’océan et du surf à Biarritz

    Maîtres d'ouvrages :   SNC Biarritz Océan  
    Maîtres d'oeuvres :   Steven Holl (architecte mandataire), avec Solange Fabiao, Xavier Leibar et Jean-Marie Seigneurin (architectes associés)  
    Entreprises :   Betec et Vinci Construction, Avel Acoustique, Elithis  
    Surface SHON :   4 500 m²  
    Cout :   24,76 millions d'euros HT  
    Date de livraison : 2011

  • De la mousse

    Faïence pour projets privés ou commerciaux.
    Dimensions : 20 x 33,3 (plaques). Existe également en coloris crème, marron ou blanc.

    Produit : Zaphire.
    Fabricant : Porcelanosa.
    Prix : NC.
  • Du torrent au courant, des barrages et des hommes en Savoie

    Dans un livre publié aux éditions Actes Sud, la Fondation FACIM (Fondation pour l'Action Culturelle Internationale en Montagne) rend justice au nom « d'ouvrage d'art ». La parution du livre, qui réunit des photographies de Céline Clanet et des textes de Thierry Salomon ou Pierre Blancher, est concomittente avec une exposition en plein air d'images de barrages, centrales électriques ou conduites forcées. Les photographies sont réparties entre cinq villages du Beaufortain comme Hauteluce ou La Bâthie, et sont affichées en grand format à même les murs de la rue. Cette scénographie, associée à l'oeil de Céline Clanet, rend aux voiles de béton leurs qualités paysagères et tente de réconcilier l'action intempestive de l'homme avec son environnement.

     

    Livre : Du torrent au courant, des barrages et des hommes en Savoie, Fondation FACIM, Actes Sud, avril 2011

    Exposition : Du torrent au courant, des barrages et des hommes

    Lieux : Beaufort, Villard-sur-Doron, Queige, Hauteluce et La Bâthie

    Du 10 Juin 2011 au 18 septembre 2011

  • Entretien avec Richard Scoffier : Le bonheur insoupçonné de "1984"

    Richard Scoffier, architecte enseignant, critique et chroniqueur régulier deda, a fait paraître au printemps un petit livre,Les Quatre concepts fondamentaux de l'architecture. Le titre, emprunté au célèbre essai de Lacan, affiche d'emblée son ambition de refonder les valeurs éthiques et esthétiques de l'architecture. Maniant l'emphase et la provocation avec talent, il livre un brûlot stimulant qui devrait faire bondir plus d'un architecte. Ne rêve-t-il pas en effet d'un monde ayant apprivoisé l'horreur orwellienne, d'immeubles parasites qui, dans leurgated communities, « capteront indument les ressources de leur contexte sans rien donner en retour »?
  • HMONP, épisode 2. Bilan d'étape pour les écoles et instances professionnelles

    Poursuivons notre enquête sur l'HMONP du côté des écoles et des instances professionnelles. Le mois prochain, les « HMONPistes » auront la parole.Depuis 2005, l'HMONP se rode et évolue. Si les étudiants l'assimilaient au départ à une sixième année d'études, on les pousse désormais à préciser leurs objectifs pour mieux inscrire cette année d'alternance comme un vrai choix dans un parcours professionnel.
  • Jean-Louis Véret (1927-2011)

     

    En 2008, s'ouvrait à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine à Paris la première rétrospective consacrée à l'Atelier de Montrouge. En 1958, rompant avec la tendance individualiste des architectes, Jean-Louis Véret fonde l'atelier associatif de Montrouge avec G. Thurnauer, P. Riboulet, J. Renaudie. Jean-Louis Véret, sans doute le plus discret de ses membres, vient de disparaître à l'âge de 83 ans. En 1952 il sort de l'atelier de Gromort et Arretche à l'école des Beaux-Arts de Paris. L'année suivante, il est chargé du suivi des chantiers de Le Corbusier à Ahmedabad, en Inde. De 1959 à 1965, il dirige pour l'Atelier de Montrouge, le chantier du village de vacances Le Merlier sur le domaine de Volterra, près de Ramatuelle. En 1968, parallèlement à sa pratique, il est nommé par Malraux architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, ce qui lui permet de suivre la rénovation de la villa Savoye. En 1981, le Grand prix national d'architecture est attribué à l'Atelier de Montrouge, ce qui n'empêche pas sa dissolution la même année et la création par Jean-Louis Véret de sa propre agence.

    Il réalise alors différents projets comme le centre national des archives du film, à Bois-d'Arcy (Yvelines) achevé en 1985, les nouveaux laboratoires de l'hôpital Avicienne à Bobigny (Seine-Saint-Denis) en 1989 ainsi que le siège social et l'étonnante boutique Shu Uemura, boulevard St-Germain, à Paris en 1986.

    Jean-Louis Véret a également été professeur dans les écoles d'architecture de Nancy (1981) et Paris-La Villette (1985 à 1993) ainsi que professeur invité à Harvard (Etats-Unis).


    Livre: L'atelier de Montrouge, la modernité à l'œuvre (1958-1981), Cité de l'architecture et du patrimoine, Editions Actes Sud, mars 2008, Paris.

    Lien internet 

  • La Défense est-elle le nouveau laboratoire de l'espace public?

    Ovni culturel dans le monde de l'aménagement urbain, l'établissement public Defacto a vu le jour dans le contexte du Plan de renouveau de la Défense. On chercherait en vain un équivalent européen à cette structure inédite, entièrement dédiée à l'espace public. Face à l'ampleur du déni de l'espace public de la Défense durant des décennies, la tâche paraît immense.


  • La Tour Eiffel, un symbole qui se suffit à lui-même

    Le réaménagement des abords de la moindre tour d'habitation ou de bureaux semble aujourd'hui faire l'objet de plus d'attention que ceux de la plus célèbre tour du monde. La piètre qualité de son espace public contraste en effet avec son statut d'emblème universel. Au-delà de l'énorme rente que procure le monument, comment mieux honorer son exceptionnel pouvoir d'attraction et d'incarnation ?


  • Le monolithe non fracturé Conseil régional de Rhône-Alpes, Lyon

    On l'a déjà évoqué dans ces colonnes (cf. da n° 199 d'avril 2011), la première phase du projet de la Confluence à Lyon propose en guise d'urbanité une accumulation d'architectures parfois massives et toujours spectaculaires. Sur la table rase de la presqu'île, on trouve ainsi, face à face, un grand ensemble imaginé par MVRDV, un immense centre commercial conçu par Jean-Paul Viguier et le nouvel hôtel de Région dessiné par Christian de Portzamparc. Ce dernier ne pouvait guère s'appuyer sur l'espace public environnant : une esplanade en devenir, une avenue plutôt rébarbative, une seconde ZAC hypothétique au sud-est. Il a logiquement proposé un édifice très introverti. Sur le papier comme dans la réalité, celui-ci se substitue aujourd'hui, à travers sa « grosseur » comme dit Rem Koolhaas, à une ville générique que seuls hantent quelques chalands et employés de bureau pressés. C'est à l'intérieur que les maîtres d'oeuvre et d'ouvrage veulent au plus vite nous entraîner, dans une gigantesque caverne où la vie publique semble s'être réfugiée. Cet espace est difficile à décrire parce que complexe, insaisissable dans sa totalité et ambigu par les registres architecturaux qu'il convoque. En pénétrant dans le bâtiment par son angle nord, on se retrouve au sommet d'une Grande Allée qui descend en douceur entre deux imposantes ailes de bureaux. Ce vaste atrium, à travers lequel s'élancent plusieurs passerelles, n'est pas celui d'un quelconque siège social d'entreprise : il s'ouvre sur les côtés et vers le haut afin d'offrir de multiples perspectives. Il est majestueux sans être monumental, composé mais subtilement déséquilibré. En descendant progressivement sous le niveau de la rue, on devine, en balcon sur la gauche, un Plateau d'exposition et sur la droite, une autre terrasse accueillant plusieurs édicules colorés. Parvenu au bas de la pente, on découvre l'hémicycle régional. Depuis leurs bancs, les conseillers, lorsqu'ils se retournent, perçoivent toute la séquence, l'allée où se presse le public qui monte vers l'entrée et, au-delà, les immeubles de la Confluence. De la cité à sa représentation et inversement, l'architecture établit ici un lien simple et fort. Le microcosme imaginé par Portzamparc

    réserve encore des surprises. De l'autre côté du Plateau d'exposition, on trouve un second atrium de taille plus modeste autour duquel s'organisent les différents services de l'administration régionale. Espaces publics et collectifs s'enchaînent ainsi, au-dessus de l'hémicycle par un jardin suspendu et plus loin dans le bâtiment, jusqu'à une terrasse haut perchée. Le principe de composition de l'édifice, tel que l'architecte le décrit, apparaît de manière assez limpide : c'est un bloc creux, taillé à la serpe, sorte de ruche alvéolaire dans laquelle s'agitent 1 400 agents, plusieurs centaines d'élus et de nombreux visiteurs. La matérialité de ce labyrinthe d'espaces publics se décline en panneaux de chêne pour les façades intérieures, en béton apparent pour les structures porteuses et en verre et acier pour les verrières. L'écriture architecturale est à la fois sculpturale et technique, virtuose et généreuse. Ce chantier de 40 000 mètres carrés a été mené tambour battant, en moins de trois ans. Il a mêlé certaines problématiques d'ouvrages d'art – la réalisation de trois bâtiments-ponts a nécessité la création d'une structure de grande portée – à des exigences fortes en matière de détails. Les espaces de bureaux sont ainsi soignés, variés dans leur configuration ; ils échappent à la répétitive qui caractérise habituellement les immeubles tertiaires. Les prestations de second œuvre sont de qualité, mais visiblement bridées par un budget qui ne voulait pas s'embarrasser d'apparat ostentatoire, l'exécutif régional semblant à l'évidence soucieux d'affecter une certaine retenue. L'hémicycle a été adapté à la réforme territoriale en cours, qui accroît le nombre d'élus.
    La visite terminée, on peut cependant s'interroger sur la manière dont se tient cet imposant édifice public dans la ville. Les croquis de l'architecte, les images de synthèse qui circulent encore aujourd'hui et les photographies de nuit du bâtiment, tout concourt à le présenter comme un bloc fracturé et perméable à son environnement au nord et à l'ouest. La réalité est malheureusement différente. Les immenses découpes dans la masse sont évidemment obturées par des murs-rideaux de verre et d'acier, très peu transparents pour des raisons techniques. L'immeuble apparaît ainsi la plupart du temps comme parfaitement clos, épousant de manière étanche les limites de sa parcelle, ne livrant rien des activités qui l'habitent derrière son enveloppe de terre cuite beige. Il contribue à l'âpreté d'un quartier où, on l'a vu, les objets célibataires
    se toisent par-delà des espaces publics sans grand intérêt. Portzamparc n'a donc pas vraiment réussi à matérialiser à Lyon ce qu'il avait déjà imaginé il y a quelques années avec son projet de grande bibliothèque
    pour Québec, et qu'il mène à bien aujourd'hui à Rio de Janeiro, où le climat l'a dispensé d'installer des façades vitrées autour d'un amoncellement fantastique de volumes architecturés.


    Maîtres d'ouvrages :Conseil de la Région Rhône-Alpes 
    Maîtres d'oeuvres :Atelier Christian de Portzamparc    

    Entreprises :   Structure, Structures Île-de-France (SIDF) ; fluids, Setec Bâtiment ; Voix, Données, Images, IT Cal ; acoustique, Avel Acoustique ; scénographie, Ducks Scéno ; économiste et HQE®, Betrec Ig. ; paysagiste, Meristeme

    Surface SHON :   45 650 m2 
    Cout :
    Date de livraison : concours, 2006 ; livraison, printemps 2011

  • Lieux d'affluence, lieux publics...

    Désertés par la pensée urbanistique, les lieux les plus massivement fréquentés ne sont pas au centre des politiques d'espaces publics. Théâtres d'usages particulièrement denses, ils échappent à la ville, bien qu'ils en soient les nouvelles portes. À leur médiocre qualité spatiale, s'ajoutent une gouvernance et une gestion souvent déficientes et trop rarement innovantes. 

  • Matthieu Gafsou, le goût des formes

     « Il faut qu'une image soit belle », affirme ce jeune photographe suisse de trente ans, dont les sujets sont pourtant en bonne partie empreints de la banalité si bien diffusée sur le territoire des « entrevilles » génériques et contemporaines. Cette quête de beauté n'est pas superficielle : elle permet d'approcher l'essence des objets photographiés.
  • Monolithique

    Réservoir de chasse s'installant sans modifications ou interventions sur l'existant (installation de plomberie ou finitions murales). Peu encombrant, il se connecte aux canalisations déjà en place. Le mécanisme de chasse est facilement accessible après démontage rapide du panneau de façade. Se décline en deux versions et trois finitions : panneau frontal en verre blanc ou noir, habillage aluminium, ou verre frontal teinté vert d'eau et habillage en résine de synthèse. Vendu avec ou sans cuvette.

    Produit : Monolith.
    Fabricant : Geberit.
    Prix public : entre 712 et 980 euros.
  • Objets eucharistiques et sols souverains Projet de centre culturel et touristique du vin à Bordeaux

    À l'heure où le prix des grands crus du Bordelais explose, notamment dans l'Asie des pays émergents, Bordeaux veut se doter d'un centre culturel et touristique du vin, d'une enseigne à la mesure de sa nouvelle notoriété internationale. Un lieu destiné à « célébrer le vin dans son universalité, sa dimension culturelle et sa modernité ».