d'a 139

  • Budgets de la construction : la misère française

    Il est peu d'architectes qui ne se plaignent de la faiblesse des moyens accordés à la réalisation de logement sociaux ou d¹équipements de quartier. La pression économique semble s¹être accrue ces dernières années au même rythme que l¹appareil de normes, de plus en plus contraignant. La comparaison avec les pays voisins n¹est pas vraiment à l¹avantage de la France : les surfaces des logements sociaux apparaissent nettement supérieures en Allemagne, en Autriche, en Italie, les espaces communs plus généreux, les prestations intérieures souvent de meilleure qualité. La revue d'A a voulu enquêter  auprès de maîtres d'ouvrage, d'architectes, d'économistes et de programmistes.
  • Deux maisons gigognes au Tyrol

    Calendrier : permis de construire avril 2002; début des travaux janvier 2003; livraison été 2003; finitions mars 2004.
    Client : Arthur Rhomberg.
    Surfaces : 180 m2 sur deux niveaux pour la maison neuve, pour une surface de 180 m2 au sol de la grange.

  • Entretien avec Nasrine Seraji : Des architectures incapables

    Bâtiments « capables » mais à mon sens architectures incapables. Les bâtiments « capables » n'obéissent qu'à une chose : la rentabilité. Ils participent du flou, de l'incertitude croissante des programmes. Qu'est-ce par exemple que le programme d'une école d'architecture aujourd'hui, a-t-on une idée précise de ce que devrait en être la pédagogie ? De moins en moins de personnes savent répondre à ces questions. Devant cette indécision, les programmes deviennent génériques. Et il n'y a plus qu'à construire des boîtes dans lesquelles on peut tout faire, dans lesquelles tout doit pouvoir changer à tout moment. Je ne suis pas d'accord. La flexibilité n'est pas l'apanage de ce type de démarche sans conviction. 
  • Faire plus avec moins : le coût doit il devenir la matière de l'architecture?

    Entretien avec Anne Lacaton et Jean Philippe Vassal

    Vous travaillez avec d'autres équipes d'architectes à une opération expérimentale de logement social à Mulhouse, dans laquelle à coût comparable, les surfaces sont presque doublées.

    Nous avons cherché à produire des logements très grands, parce que nous pensons que les logements proposés aujourd'hui sont trop petits. Il est possible de construire beaucoup plus grand pour le même prix. Augmenter de 60 à 100% les surfaces est absolument envisageable. C'est une question de conception. C'est aussi une volonté d'utiliser la modernité.


  • Logements meublés en résidence sociale, Montreuil

    Résid. Étape Montreuil, 33 logements
    51, 53 rue Étienne Marcel, Montreuil

    Maîtrise d'ouvrage : Construire à l'est
    Conducteur d'opération : BAPH
    Architectes : Vaudou-Allégret et associés
    BET Fluides : ETB Antonelli
    Économiste : MP &C Réalisation
    Surface du terrain : 805 m2
    SHOB : 2 347 m2
    SHON : 1 690 m2
    Surface utile : 1 464 m2
    Surface habitable : 1 219,71 m2
    Montant des travaux H.T. : 1 613 517 euros (10 583 978 francs)
    Coût du m2 SHON H.T. hors honoraires : 954,74 euros (6 262,71 F).

  • Logements meublés en résidence sociale, Montreuil

    Cette opération de logements, réalisée par Laurence Allégret et Valérie Vaudou, a été plutôt bien dotée en raison des surcoûts entraînés par la petite taille des logements réservés à des personnes venant d'hôtels meublés. Elle comporte par ailleurs des locaux communs spécifiques destinés aux résidents. Le bâtiment se déploie jusqu'au fond de parcelle selon une forme en H. Le corps central de l'immeuble sur pilotis abrite au rez-de-chaussée une salle de réunion largement vitrée qui laisse passer le regard d'un jardin à l'autre. Hors les locaux communs en rez-de-chaussée, incluant laverie et garde-meubles, deux bureaux sont réservés aux personnes qui gèrent l'ensemble.
  • Marc Riboud : «L’architecture me renvoie à mes propres interrogations»

    Il aurait aimé être architecte. À la place, il est devenu l'un des plus grands photographes humanistes du XXème siècle. Marc Riboud fête cette année ses 50 ans de carrière à travers plusieurs expositions, dont celle, sublime, de la Maison Européenne de la Photographie à Paris. L'occasion de découvrir l'art espiègle, serein et délicat de ce poète qui ne cesse de conjuguer la forme et le fond. Rencontre.