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Bottes sur mesure La botte de paille s’industrialise. Le Petit Ballot en propose trois formats standards (56 × 36 × 22 cm, 56 × 36 × 46 cm ou 100 × 36 × 46 cm), complétés par du sur-mesure pour s’ajuster aux caissons et limiter les reprises. Un point décisif pour la fiabilité d’exécution sur chantier. Densifiée, la paille améliore le déphasage thermique tout en conservant ses propriétés hygroscopiques. Associée à un enduit adapté, elle atteint un classement feu B-s1,d0 et des performances acoustiques notables. La démarche vise à transformer une ressource agricole abondante en composant constructif régulier, compatible avec les exigences de mise en œuvre contemporaines. Bottes de paille Le Petit Ballot |
© Le Petit Ballot |
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Paille soufflée Avec La Phi, la SCIC ielo propose une paille hachée transformée pour répondre aux exigences du bâtiment. Issue de paille de blé, dépoussiérée et calibrée (brins de 5 à 30 mm), elle s’inscrit dans une logique de filière courte, avec des unités de production destinées à se multiplier au plus près des territoires. Mise en œuvre par insufflation dans des caissons ossature bois (DTU 31.2 et 31.4), La Phi vise une densité installée maîtrisée (105 à 115 kg/m3), sans additif, entièrement biosourcée et compostable. Leur positionnement est clair : faire entrer la paille dans le champ des solutions assurables, en la traduisant dans le langage normatif du bâtiment. La SCIC va jusqu’à proposer une aide à la prescription avec ATEx. Paille hachée La Phi SCIC ielo |
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Emboîté, c’est pesé Développé par Biosys, le bloc à emboîtement en béton de chanvre s’inscrit dans un système constructif monomur associant structure et isolation en un seul élément. Composé de chènevotte et de ciment naturel, il se monte à sec, sans colle ni mortier, par simple emboîtement rainure-languette. Destiné à servir de remplissage et de coffrage d’une ossature poteaux-poutres béton, le système repose sur une préfabrication standardisée facilitant la mise en œuvre. Le bloc standard présente des dimensions de l’ordre de 60 × 30 × 30,8 cm, pour un poids moyen d’environ 18 kg, facilitant la manutention et la cadence de pose (environ 5,4 blocs/m2). Le matériau revendique des performances globales – thermiques, hygrométriques et acoustiques – ainsi qu’une résistance au feu et une capacité de stockage de CO2. Une solution hybride, où le béton de chanvre devient à la fois enveloppe, correcteur climatique et support constructif. Blocs à emboîtement (BCE) Biosys (Vicat) |
© Biosys |
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© École nationale du chanvre |
Le chanvre en commun L’association Construire en Chanvre fédère industriels, producteurs et acteurs du bâtiment autour d’un objectif : structurer et sécuriser l’usage du chanvre en construction. Depuis 1998, elle agit sur quatre leviers – règles professionnelles, formation, qualité des granulats et validation des systèmes – afin de rendre la filière assurable et reproductible. L’association fait la promotion d’un matériau local, renouvelable et faiblement émissif, capable de stocker du carbone (jusqu’à 15 t/ha) tout en assurant confort thermique et hygrométrique. Au-delà du matériau, c’est une organisation de filière qui est proposée : circuit court (rayon de 100 km), transformation mécanique et montée en compétence des entreprises. Une approche systémique, où le biosourcé ne relève plus du produit isolé mais d’un cadre technique, économique et territorial. Formations et accompagnement de la filière, association Construire en Chanvre |

© Lucille Régnier
