À Vélizy (92), la crèche de Samuel Delmas revendique une simplicité construite. Ossature bois en pin, bardage en peuplier THT : une écriture directe, rendue possible par une mise en œuvre d’une précision rarement visible.
À Vélizy, la crèche des Nénuphars de Samuel Delmas s’inscrit dans la disparition d’une dalle et le retour au sol. Le projet ne cherche ni à compenser ni à surjouer cette transformation. Il se tient dans une économie de moyens assumée, où la lisibilité constructive devient le principal levier architectural.
Le bâtiment juxtapose des volumes portés par une structure poteaux-poutres en pin, complétée de murs à ossature bois et de planchers en CLT. Les portées atteignent 10 mètres grâce à des solives en épicéa de 60 cm de hauteur, disposées selon un entraxe constant de 45 cm. Cette trame serrée, presque obstinée, conditionne tout : les réseaux, les luminaires, les percements. Leur insertion, millimétrée, ne vient jamais troubler la lecture de l’espace. Alors, si la géométrie structurelle semble parfaitement maîtrisée, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la neutralité d’appellation de ce « pin » ou « épicéa » qui compose les éléments porteurs. Difficile de ne pas y percevoir la part d’indétermination propre aux filières bois industrialisées : provenances élargies, standardisation des produits… Rien qui ne contredise le projet, mais quelque chose qui en déplace légèrement la lecture, tant le reste du bâtiment inspire la précision dans sa conception.
Ce qui se donne à voir comme une évidence constructive relève en réalité d’un haut niveau d’anticipation. Le chantier sec, choisi pour limiter nuisances et délais dans un site habité, impose une définition très en amont des interfaces. Le DCE est précis, prescriptif, sans marge pour l’improvisation. La simplicité finale tient à cette discipline. (...)