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La transition vers des structures bio et géosourcées ne part pas d’une feuille blanche. Le bois d’ingénierie, en tête, bénéficie d’une avance décisive : son industrialisation est ancienne, ses chaînes sont rodées, sa rentabilité est démontrée. CLT, LVL et dérivés n’ont pas attendu la RE2028 ou la 2031 pour s’imposer. Cette avance pèse sur le reste des filières. Terre crue, chanvre ou réemploi progressent, mais à une autre vitesse – celle de la normalisation, de l’assurabilité, de la montée en compétences.

Là où le bois optimise, les autres structurent encore leurs cadres. Reste une ligne de crête. Car l’industrialisation du biosourcé n’est pas sans ambiguïté : la généralisation de cultures dédiées à la construction transforme les paysages productifs. Les champs d’arbres dédiés à la transformation en bois de structure ne sont pas des forêts – ils n’en ont ni la complexité écologique, ni la permanence des sols. La question n’est donc plus seulement de remplacer le béton ou l’acier, mais de savoir quel modèle productif ces matériaux installent. Entre avance industrielle et fragilité écologique, la structure bio et géosourcée ouvre autant de possibles qu’elle impose de vigilances.