d'architectures
Le magazine de la création architecturale
Une année de pandémie a conduit dans l’urgence à redéfinir l’usage des espaces collectifs. Le partage de l’environnement de travail n’est plus uniquement conditionné par des limites physiques, mais aussi par notre relation tactile avec la matière. On porte une attention nouvelle sur les objets et les éléments que l’on manipule et sur l’air que l’on respire. Éléments de cloisonnement, portes et poignées sont désormais esthétiques, fonctionnels et sans risques, soumis à une conception hygiéniste jusque-là réservée aux programmes de santé
Écoresponsable ? La question peut surprendre lorsque l’on évoque des produits qui par essence consomment de l’énergie. Mais justement, c’est en optimisant source et diffusion que l’on peut très directement et immédiatement agir pour éliminer les gaspillages inutiles. En effet, l’éclairage intérieur, qu’il concerne les bureaux, les musées, les commerces ou l’hôtellerie, met en œuvre des optiques à haute performance qui contrôlent l’éblouissement, des systèmes connectés de gradation et de détection de présence et de lumière du jour pour une gestion affinée et économique de la lumière artificielle, des outils qui offrent à tout utilisateur la possibilité d’adapter l’éclairage à l’architecture, à l’activité, au moment de la journée.
Grâce à
la créativité des designers et de certains industriels, l’offre de mobilier
urbain ne cesse de se réinventer. D’abord marqueur politique de la commande
publique, sujet aux aléas du calendrier électoral, il devient un outil
marketing dans la commande privée, transformant le citoyen promeneur en
potentiel client. La multiplication des appels à projets et festivals (Formes
Publiques La Défense 2019, Faire Design urbain 2018, Lyon City Demain) – et
plus marginalement les initiatives participatives ou collaboratives – offre en
retour d’autres pistes de réflexion quant à la revitalisation des centres
urbains.
Après avoir disparu
de l’espace public, la vespasienne fait son retour dans une version écologique
sous la forme d’Uritrottoir. Imaginé par les Nantais Laurent Lebot et Victor
Massip, dits les « Faltazi », ce module coloré en polypropylène est doté d’un
système bio qui neutralise les odeurs et transforme les urines en compost. Les
designers reviennent sur le processus de création et les polémiques liées aux
mauvais emplacements qui leur ont été attribués.