d'architectures
Le magazine de la création architecturale
Le dixième Salone del Bagno s’est déroulé à Milan en avril dernier autour du thème Materia Natura (matière naturelle, ndlr). Ce salon révèle à chaque édition les tendances en matière d’aménagement de salle de bains. La notion de durabilité est désormais un enjeu incontournable pour les marques d’équipements sanitaires à toutes les étapes de fabrication, depuis l’approvisionnement des matières premières, pendant la production et jusqu’à la dépose, à l’image cette toute première vasque de fabrication 100 % circulaire chez Vitra. Dans la continuité du dernier Salon ISH de Francfort-sur-le-Main (voir d’a n° 309, juillet-août 2023),
Jamais
la lumière n’a joué un rôle aussi central au sein de l’architecture et surtout
des espaces de travail. 65 % des exposants de Light + Building 2024 de
mars 2024 (le grand retour du salon de Francfort en cette période post-Covid)
appartenaient au secteur de l’éclairage. Ils ont présenté des solutions leds
modernes garantissant une efficacité lumineuse supérieure à 130 lm/W la
plupart du temps, qui s’intègrent dans l’architecture ou soulignent les
éléments de conception. L’éclairage doit assurer un confort visuel maximal dans
tous les environnements de travail, afficher de faibles consommations,
accompagner les collaborateurs dans leurs activités. Pour cela, les systèmes
intelligents détectent la lumière du jour afin de maintenir un niveau
d’éclairement constant, et la présence, voire l’absence.
Pour Lisa Heschong, architecte et auteure de l’ouvrage de référence Architecture et volupté thermique, conserver la chaleur ou au contraire s’en protéger est un comportement si anciennement ancré dans les cultures que les comportements liés à la gestion thermique de nos corps et espaces appartiendraient à « un plan culturel presque inconscient1 ». L’architecture étant reconnue en France comme une expression de la culture, le confort d’été qui désigne la résultante des moyens mis en œuvre pour réduire, lorsque cela est possible, les désagréments des usagers liés à la surchauffe est donc définitivement l’une des prérogatives de l’architecte du XXIe siècle.