Après avoir disparu
de l’espace public, la vespasienne fait son retour dans une version écologique
sous la forme d’Uritrottoir. Imaginé par les Nantais Laurent Lebot et Victor
Massip, dits les « Faltazi », ce module coloré en polypropylène est doté d’un
système bio qui neutralise les odeurs et transforme les urines en compost. Les
designers reviennent sur le processus de création et les polémiques liées aux
mauvais emplacements qui leur ont été attribués.
D’a : Après un parcours dirigé vers le design industriel, comment en êtes-vous venus à traiter la question de l’urine dans la ville ?
Nous nous sommes inspirés des organismes vivants en travaillant sur un système d’enzymes capable d’accélérer les réactions chimiques. C’est de cette pensée qu’est d’abord né l’Uritonnoir – un urinoir en polypropylène utilisé en festival. Nous en vendons déjà près de 200 exemplaires par an. Il nous a permis de valider la capacité de la paille à piéger les odeurs, à faire éponge et à collecter les urines pour ensuite les transformer en fumier puis en compost(...) (...)