Mais qui est donc Lesley Lokko, cette architecte ghanéenne vivant en Écosse où elle est surtout connue pour ses romans ? Sans doute la personne ad hoc afin de secouer les professionnels qui se retrouvent tous les deux ans sur la lagune pour se mettre au diapason des nouvelles tendances qu’ils intégreront ensuite à leur production. Sa biennale réfléchit, met en cause et parfois porte aux gémonies… Et poursuit celle de 2020 dirigée par Hashim Sarkis, l’architecte libanais qui avait déjà poussé les participants à s’interroger sur leur pratique.
CHANGEMENT DE PARADIGME ?
Les biennales ont toujours accompagné ou contribué à faire émerger les changements de paradigme : ainsi « La présence du passé » de Paolo Portoghesi en 1980 mettait ouvertement en cause la religion du nouveau et les principes du mouvement moderne en libérant les vents du postmodernisme. Tandis que Massimiliano Fuksas en 2000 avec « Moins d’esthétique, plus d’éthique » montrait du doigt la coupure Nord/Sud et que Rem Koolhaas en 2014 prônait le retour aux fondamentaux pour stopper les dérives de l’architecture iconique. Mais ces manifestations indiquaient clairement $##$(...) à chaque fois la voie à suivre. La nouveauté ici, c’