d'architectures
Le magazine de la création architecturale
Si la qualité architecturale du choix du jury pour la rénovation de la tour Montparnasse fait consensus, c’est sans doute que son esthétique et le propos qui la porte apparaissent comme l’exact portrait chinois de l’image que la Ville de Paris entend donner de sa politique : douceur, partage et verdure… Mais cette image que renvoie le projet de l’agence Nouvelle AOM semble davantage vouloir s’adresser au quartier qu’à l’échelle de la capitale, comme s’il lui fallait résoudre par le seul objet-tour une question que le programme ne lui a pas posée : le réaménagement global du site. À la suite de l’article de Richard Scoffier de novembre, Marc Desportes s’interroge sur les lacunes de ce concours quant aux ambitions d’une transformation générale de cet ensemble urbain, attendue depuis si longtemps.
EC
Si réduire considérablement la place de la voiture à Paris est une nécessité de moins en moins contestée, cela n’autorise pas à faire n’importe quoi, surtout lorsqu’une mesure aussi démagogique que celle de la transformation des voies sur berges en promenade engendre de multiples nuisances environnementales. C’est ce que vient de confirmer le rapport du comité d’experts indépendants, que Jean-Pierre Cousin a lu et analysé pour d’a. Impact économique négatif, augmentation de la pollution atmosphérique et sonore, aggravation du trafic et de la qualité de l’air en banlieue… Faute de politique pertinente, fondée historiquement et scientifiquement, la Ville de Paris fait surtout le lit des pro-bagnoles, comme nous l’avions déjà dénoncé il y a cinq ans.