Maxime Delvaux est un jeune photographe belge, adoubé par des architectes tels que Christian Kerez, Herzog & de Meuron, Bruther, Muoto, Baukunst et 51N4E ou encore l’AUC. Il collabore également avec CENTRAL Ofaau et MBL. Il est par ailleurs l’auteur de cinq séries photographiques réalisées « hors commande », qui viennent d’être publiées dans un très beau livre par Sophie Dars et Roxane Le Grelle pour les éditions Accattone. Ces images révèlent l’intérêt profond qu’éprouve Maxime Delvaux pour les mondes construits au-delà de l’actualité, une posture qui amplifie son rôle de témoin et d’interprète de l’architecture présente. Les cinq ensembles photographiques présentés dans ce livre frappent par leur éclectisme. Sans liens les uns avec les autres, si ce n’est ceux qu’établit le photographe par cette juxtaposition inattendue : le château de Chambord, le site funéraire de Dilmun au Bahreïn, les réalisations de Joze Plecnik à Ljubljana et ses environs, le site pseudo-naturel du Río Tinto en Espagne et le Palais des beaux-arts de Victor Horta à Bruxelles.La co-présence de ces sujets (au sens pictural) au sein d’un même ensemble (le livre) est littéralement anachronique, en ce sens que des temps hétérogènes y travaillent de concert : si les tombes du Bahreïn ont environ 5 000 ans et le château de Chambord a seulement quatre siècles, Maxime Delvaux les voit et les montre tels qu’ils sont aujourd’hui, dans la simultanéité de leur existence et de leur visibilité contemporaines.
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