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  • À l'interface, les intermédiaires

    Ces acteurs se positionnent comme des intermédiaires entre les différents intervenants qui se rencontrent lors des projets de réemploi.
  • À la vie, à la mort

    Témoins des aspirations et de l’évolution des sociétés, les lieux de la mort contemporains nous montrent un désir croissant pour que ces dernières demeures soient davantage au contact de la « Nature », jardins du souvenir, tombeaux végétalisés, parfois transformés en jardinières. L’architecture dans sa capacité à rendre les lieux signifiants s’avère ici d’un précieux secours, à même de réaliser cette rencontre en nous installant dans le paysage.
  • Apporter sa brique à l’édifice, entretien avec Jean Bocabeille, BFV Architectes

    L’agence BFV Architectes livre prochainement à Pierrefitte une résidence étudiante de 150 chambres et 32 logements en accession dont la façade comporte 1000 m2 de briques de réemploi. C'est une décision forte, en particulier pour un programme de logements.
  • Atelier PNG - Une architecture de l’attention

    Depuis la double implantation de l’atelier PNG, à Paris et au pied des Alpes, Nicolas Debicki, Grichka Martinetti et Antoine Petit essaiment des projets particulièrement justes et aimables envers leurs territoires d’accueil, le plus souvent ruraux ou périurbains. Leur pratique, qu’ils affilient à l’architecture située, sous-tend d’accorder du temps à l’observation et la compréhension de chaque contexte. Cette imprégnation physique, culturelle et matérielle d’un lieu s’élargit à la prise en compte de l’économie locale et de ses acteurs.
  • Case Study House dans le Tarn - Maison particulière M30, Roquemaure

    Maître d’œuvre : BAST (Laurent Didier, Mathieu Le Ny et Louis Leger)

    Maître d’ouvrage : privé

    Entreprise : Maynadier Charpentes Métalliques

    Surface : 232 m2

    Coût : 298 000 euros HT + autoconstruction

    Livraison : 2022

  • Cimetière de Grammont, Montpellier

    « Entre le jour et l’ombre, un peu d’espace1 »

    L’agence Traverses a livré à l’automne passé la première phase de l’extension du cimetière métropolitain de Montpellier, sur le site de Grammont. Cette première tranche de travaux représente 8,5 hectares des 13,5 de l’ensemble. Projet aussi bien paysager qu’architectural, celui-ci met en lumière bien des questions quant au statut actuel des cimetières.

    1. Lord Brougham, mort en 1868, extrait du poème inscrit sur le socle de sa statue, cité par Jean-Didier Urbain, L’Archipel des morts. Cimetières et mémoire en Occident, p. 38.
  • Cimetière de Sablonceaux - Le mur, écran révélateur de l’existant comme du lointain

    Le projet d’extension du petit cimetière de Sablonceaux par l’agence A6A associée à l’Atelier Archipel et livré en 2014 reprend ces codes symboliques. Là encore l’intervention architecturale et la relation paysagère qu’elle crée reposent sur le rôle du mur d’enceinte.
  • Cimetière de Saint-Antonin-sur-Bayon - La géométrie, symbolique retrouvée et poétique du paysage

    L’Atelier Régis Roudil Architectes vient de livrer au printemps la dernière extension du cimetière de Saint-Antonin-sur-Bayon, un petit village relativement isolé, au cœur du site classé du flanc sud de la montagne Sainte-Victoire. L’intervention de l’architecte vise par cette nouvelle enceinte à conférer cohérence et solennité à l’ensemble.
  • Comment mourir en beauté ?

    Pour nos proches ou nous-même, nous sommes confrontés lors des rites funéraires à un environnement esthétique que nous maîtrisons peu. Nous sommes rarement préparés mais, surtout, c’est la puissance du lobby funéraire qui dicte ses choix. C’est sur catalogue que ces derniers se font, par l’intermédiaire d’un conseiller funéraire endossant la veste du conseiller commercial. L’offre y est standardisée à des prix prohibitifs et il est difficile d’échapper au kitsch funèbre qu’imposent les professionnels – même si certains surfent sur la vague écolo avec des cercueils en carton, des urnes en papier mâché, en sable ou en maïs, qui ressemblent à des Tetra Pak. Peu de designers se sont emparés du sujet. Le tabou est-il encore trop fort ? Ou les contraintes législatives sont-elles infranchissables ? Voici quelques propositions, plus ou moins récentes, qui questionnent notre rapport à la mort et repensent les objets funéraires en imaginant de nouveaux rites et cimetières plus respectueux pour le défunt, la famille et notre environnement.
  • Concevoir l’après : entretien avec Paul-Martin Barbet, Artbuild

    Paul-Martin Barbet est Diplômé en architecture et doctorant dans le laboratoire AB.Lab au sein de l’agence ArtBuild Architectes et au laboratoire GSA à l’ENSA Paris-Malaquais. Dans sa thèse intitulée “Concevoir pour le réusage de structure bois” sous la direction de Robert Le Roy et Loïc Couton, il étudie les possibilités de réusage du bois structurel. Il développe également des pistes de réflexion pour passer d’un modèle de réemploi rétroactif aujourd’hui dominant à une démarche plus proactive où le réusage est intégré dès la conception des bâtiments.
  • L'architecture funéraire, un savoir perdu ?

    " Il faut bien que le mort soit quelque part1 "

    1. Jean-Didier Urbain, La société de conservation. Étude sémiologique des cimetières d’Occident, Paris, Payot, 1978, p. 317.
  • La fête peut commencer ! - Salle polyvalente Rosa-Bonheur, La Norville (91)

    Maîtres d’œuvre : Figures (Charlotte Billon, Thomas Bouchet, Brice Launay, avec Victorien Pourias, Alex Roux) + Depeyre Morand Architectures (Éléonore Morand, Arnaud Depeyre, avec Liam Davi, Romane Boucher)

    Maître d’ouvrage : mairie de La Norville 

    BET : Ginko 

    Économiste : BETIMECO 

    Entreprises : VRD, SFRE ; gros œuvre, Destas & Creib ; couverture et bardage, Gallopin ; charpente structure et bois menuiseries intérieures, Gobois ; menuiseries extérieures, Sud Métallerie 

    Surface : 250 m2 SDP 

    Coût : 900 000 euros HT 

    Calendrier : concours, octobre 2019 ; livraison, mai 2023

  • La fête peut commencer ! - Salle polyvalente Rosa-Bonheur, La Norville, Essonne

    Maîtres d’œuvre : Figures (Charlotte Billon, Thomas Bouchet, Brice Launay, avec Victorien Pourias, Alex Roux) + Depeyre Morand Architectures (Éléonore Morand, Arnaud Depeyre, avec Liam Davi, Romane Boucher)

    Maître d’ouvrage : mairie de La Norville 

    BET : Ginko 

    Économiste : BETIMECO 

    Entreprises : VRD, SFRE ; gros œuvre, Destas & Creib ; couverture et bardage, Gallopin ; charpente structure et bois menuiseries intérieures, Gobois ; menuiseries extérieures, Sud Métallerie 

    Surface : 250 m2 SDP 

    Coût : 900 000 euros HT 

    Calendrier : concours, octobre 2019 ; livraison, mai 2023

  • La mort, toute une histoire

    « La vie est tragique simplement parce que la terre tourne et que le soleil se lève et se couche inexorablement et parce que le jour viendra pour chacun d’entre nous où le soleil descendra pour la dernière fois. Peut-être l’origine de toutes les difficultés humaines se trouve-t-elle dans notre propension à sacrifier toute la beauté de nos vies, à nous empoisonner au milieu des totems, tabous, croix, sacrifices du sang, clochers, mosquées, races, armées, drapeaux, nations, afin de dénier que la mort existe, ce qui est précisément notre unique certitude. Il me semble à moi que nous devrions nous féliciter de l’existence de la mort – nous décider à gagner notre mort en faisant passionnément face au mystère de la vie. Elle est le petit point lumineux dans toutes ces terrifiantes ténèbres desquelles nous sommes issus et auxquelles nous retournerons. Il nous faut négocier ce passage aussi noblement que nous en sommes capables par égard à ceux qui viendront après nous1. »
     
    James Baldwin nous rappelle dans ce passage de La prochaine fois, le feu que c’est sous la plume d’auteurs profondément amoureux de la vie que se trouveront les mots les plus justes pour dire la mort. Camus, Tolstoï, Montaigne, Villon, Épicure nous accompagnent vers l’acceptation de cet horizon incompréhensible et indiscernable, que pourtant nous rejoindrons tous – mors certa, hora incerta. Leur capacité à dire et regarder en face cette réalité est l’envers d’un attachement puissant et lucide à cette vie que leurs personnages, témoins d’autres temps, acceptent de voir s’en aller.

    1. James Baldwin, La prochaine fois, le feu, trad. Michel Sciama, Paris, Gallimard, 1963, p. 120-121.
  • Le réemploi par ceux qui le font

    Il y a deux ans, nous abordions le réemploi sous l’angle de sa crédibilité. Comment la filière se mettait-elle en place en sortant de la crise sanitaire ? Aujourd’hui une nouvelle crise frappe le monde de la construction : celle du coût des matériaux.
  • Les (re) distributeurs

    Ces acteurs de la filière réemploi proposent des solutions clé en main de réemploi de mobilier et de matériaux de construction. Souvent adossés à une activité de conseil ou de récupération de matériaux, il est possible de faire appel à leurs services dès les premières études.
  • Les accompagnateurs

    Les prescripteurs ne peuvent encore que trop rarement convaincre seuls du bien-fondé d’une démarche de réemploi. Les accompagnateurs agissent pour une acculturation au réemploi de l’ensemble des acteurs de la construction et au-delà.

  • Les lieux de la mort, le grand tabou

    La mort pourrait paraître la chose la plus privée qui soit ; il n’en est rien. Pas davantage n’est-elle étrangère à la vie. Autre, pourtant familière, elle est l’horizon sans lequel la vie perd quelque chose de son sens. Souvent solitaire, à défaut d’être partagée, elle ne nous en est pas moins commune. La mort appartient à la vie et, si elle m’arrive à moi, ses rites en sont prescrits par les autres, elle est toujours sociale. Les lieux et les édifices de la mort – cimetières, chapelles, tombes et tombeaux – reflètent la place qu’elle occupe dans une société. Pendant un millénaire, du haut Moyen Âge au XVIIIe siècle, malgré des changements dans les modalités et les rites, la mort a été accueillie. À l’aube de la période contemporaine s’est esquissée une transformation profonde dont la radicale brutalité est apparue lors de la seconde moitié du XXe siècle – nous vivons dans un temps où la mort, tardive, invisible et passée sous silence, nous est devenue selon l’expression de Philippe Ariès « sauvage ».
    D’une prise en charge symbolique religieuse, nous sommes passés à un paradigme médical. Dans ce changement, l’architecture n’a peut-être pas perdu les moyens de l’accompagnement qu’elle a jusqu’alors apportés aux vivants. En revanche, les codes se sont diversifiés, particularisés, singularisés. C’est la capacité à faire société dans cette diversité, jusque dans la mort, entre croyances religieuses plurielles et athéisme, qui doit aujourd’hui être interrogée.
  • Maxime Delvaux, une posture rafraichissante

    Maxime Delvaux est un jeune photographe belge, adoubé par des architectes tels que Christian Kerez, Herzog & de Meuron, Bruther, Muoto, Baukunst et 51N4E ou encore l’AUC. Il collabore également avec CENTRAL Ofaau et MBL. Il est par ailleurs l’auteur de cinq séries photographiques réalisées « hors commande », qui viennent d’être publiées dans un très beau livre par Sophie Dars et Roxane Le Grelle pour les éditions Accattone. Ces images révèlent l’intérêt profond qu’éprouve Maxime Delvaux pour les mondes construits au-delà de l’actualité, une posture qui amplifie son rôle de témoin et d’interprète de l’architecture présente.