Depuis 2022, comme dans le film de Tim Burton Mars attacks !, l’agence Mars fondée par Julien Broussard, Raphaël renard et Sylvain Rety en 2012 livre des offensives sur tous les fronts : celui du logement, de l’équipement et de la réhabilitation… Penchons-nous sur la production de cette équipe d’architectes formés et entraînés pour répondre aux sollicitations les plus diverses. Une construction haussmannienne qui cherche à se libérer de l’alignement, un gymnase à la géométrie baroque, un meuble habité posé sur une dalle de parking, une réhabilitation qui isole et réactive les principes à l’origine du bâtiment… Ces architectes aux projets très divers se rapprochent plus, a priori, des renards que des hérissons, si l’on exhume la classification établie par Colin Rowe et Fred Kœtler dans Collage City (1984). Les deux critiques différenciaient ainsi les concepteurs qui intègrent les données des contextes en les pliant aux règles qui régissent leur production formelle de ceux qui, au contraire, se laissent porter par une compréhension libre des environnements pour mieux développer des propositions très différentes. Ceux qui se répètent pour construire pas à pas un univers de plus en plus cohérent mais de plus en plus autistiquement fermé sur lui-même et ceux qui expérimentent et innovent au risque de se perdre… Martiens, Renards… Mais qui sont exactement les membres de Mars? Et d’où viennent-ils? Nés tous les trois à la fin des années 1970, ils entreprennent après leur bac des études d’architecture à Paris-la Seine – maintenant ENSAPVS –, école dans laquelle ils se rencontrent tout en faisant leurs premières armes dans de grandes structures. Ce seront les Ateliers Jean Nouvel pendant huit ans pour Raphaël Renard, où il finit directeur artiste et où Julien Broussart le rejoint après deux années passées – tous les jours, toutes les nuits, sauf un dimanche sur deux parce qu’il était baptisé catholique – chez Sanaa à Tokyo sur le Rolex Learning Center et sur le Louvre-Lens, les deux premiers projets réalisés par l’agence japonaise en Europe. Quant à Sylvain Rety, il commence sa carrière chez les néomodernes : Michel Rémon, puis Arène & Edeikins, avant l’Atelier 2/3/4/ où il reste de 2004 à 2011. Maîtrisant parfaitement la $##$modélisation et la représentation en trois dimensions tout en (...)
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