Depuis la création d’AgwA en 2003, Benoît Burquel, Harold Fallon et Benoît Vandenbulcke, associés depuis cette année avec Hélène Joos et Nicky Vancaudenberg, développent une pratique et un travail théorique étroitement chevillés, incluant la recherche universitaire et l’édition. En activant tous les champs de la connaissance propres à la discipline, les architectes belges entendent sonder la finalité de l’architecture, ses moyens et ses missions. Ce positionnement oriente le processus conceptuel agile de l’agence, qui a fait de la résistance du réel et de l’imperfection, inhérente à toute mise en œuvre, des matériaux pour le projet. Il est trop tard aujourd’hui pour découvrir la remarquable exposition monographique intitulée « Dispositions » et consacrée à AgwA au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Le bureau d’architecture belge y a présenté quelques clés d’une activité intense, conciliant pratique et travail théorique, enseignement et recherche universitaire, s’élargissant même à l’édition avec la création de la collection In Practice et la revue Practices In Research. Face aux profondes mutations qui agitent notre époque, les cinq partenaires éprouvent le besoin de questionner sérieusement la finalité de la discipline, ses moyens qui s’amenuisent, et ses missions qui se complexifient. Mais commençons par le début de cette rencontre, l’inauguration de l’exposition un soir d’octobre. Dans l’amphithéâtre plein à craquer, Benoît Burquel, Harold Fallon et Benoît Vandenbulcke retracent, au fil des réalisations, les processus agiles déployés en fonction (...) $##$ des situations et de leur spécificité. L’exposition confirmera à la suite leur attachement (...)
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