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Nicolas Reymond a décroché toutes les récompenses convoitées lorsqu’on est jeune architecte et a acquis depuis reconnaissance et notoriété. Paradoxalement, il n’avait livré qu’une seule opération de logements jusqu’à cette année. On peut enfin prendre la mesure de son travail avec la série de livraisons à Paris, Bagnolet, Pantin ou encore à Mérignac… Un ensemble qui permettra d’apprécier la recherche de l’architecte pour diversifier et enrichir les typologies du logement et ses qualités d’usages, mais aussi son habileté à absorber les situations urbaines complexes dans une architecture simple en apparence.

De Nicolas Reymond, on avait perçu la maîtrise du dessin. Comme une poignée d’architectes de sa génération qui partage cette inclination, il est son estampille. Son site internet ouvre avec un collage d’axonométries de ses projets. Bien que quelques-uns ne soient plus très actuels aux dires de l’architecte, cette fresque nous emmène dans une ville imaginaire qui entremêle architectures iconiques et ordinaires, riches de menus détails qui rendent la déambulation plaisante. Point de hiérarchie entre programmes d’architecture et d’urbanisme, entre petites commandes des débuts – rénovations d’appartement, par exemple – et d’autres plus importantes. « Quelle que soit leur échelle, tous ces projets parlent de la ville », estime-t-il.

Son goût pour le trait remonte à ses jeunes années alors qu’il voulait devenir dessinateur de bandes dessinées. Aujourd’hui encore, il parle de sa fascination pour Moebius et de son univers, « une référence absolue et une inépuisable source d’inspiration ». Mais l’influence discrète d’un père architecte, Alain Reymond (1948-2013), lui aura fait faire un autre choix. Études à Marseille puis à Paris, travail en agence pendant neuf ans chez Pierre-Louis Faloci où il se spécialise dans les concours d’équipement. En parallèle, il remporte trois concours Europan, puis le doublé Palmarès des jeunes urbanistes-Albums des jeunes architectes et paysagistes. S’enclenchent alors les commandes à son compte. 

De fait, elles tourneront essentiellement autour du logement. S’il ne souhaite pas être cantonné à ce programme, Nicolas Reymond appartient à cette catégorie d’architectes qui n’ont de cesse d’enrichir la palette étriquée des typologies actuelles.  (...)

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