Que recèle donc le phénomène
« Fala Atelier » ? Des esprits et des estomacs gourmands, nourris
d’enseignements internationaux bien diversifiés : la
Faculdade de Arquitectura de Porto, l’ETH
de Zurich et l’université de Tokyo. Tous férus d’architecture, volontiers en désaccord mais imprégnés d’influences
communes et disparates, les membres de Fala Atelier semblent avoir digéré
joyeusement et sans angoisse l’héritage moderne et postmoderne.
Après s’être rencontrés à Bâle chez Harry Gugger puis recroisés au Japon à l’atelier Bow Wow, chez Toyo Ito ou chez Sanaa, Filipe Magalhães, Ana Luisa Soares et Ahmed Belkhodja fondent Fala Atelier – acronyme de leurs prénoms – à Porto en 2012. Ils sortent tout juste de leur expérience japonaise alors vécue comme une aventure décisive pour la construction de leur pratique, laquelle est si suivie en Europe, mais peu réputée et plutôt mal vue au Portugal où s’exerce toujours la domination des deux maîtres Pritzker de l’école de Porto. (...) (...)