La question de l’archaïsme est
consubstantielle à celle de l’histoire de l’architecture, moins dans sa quête
d’une origine de l’art de bâtir que dans la recherche de fondements essentiels
du désir de s’abriter. Poser la question de l’archaïsme a donc toujours été un
recours privilégié de ceux qui voulaient la refonder, à commencer par les
modernes. Cet ouvrage rassemble l’ensemble des interventions du colloque qui
s’est tenu sur ce thème à la Cité de l’architecture en juin 2018. Les quarante
textes, qu’ils soient dus aux historiens, philosophes, architectes chercheurs
ou praticiens, sont forcément de nature et de qualité inégales mais ils nous
poussent fort opportunément à nous poser la question de l’essence même de l’architecture,
questionnement qui peut paraître aller de soi mais qui est curieusement plutôt
rare au sein de la sphère culturelle de l’architecture. Nous avions déjà publié
une partie de l’intervention concise mais passionnante de Jacques Lucan «
Figures contemporaines de l’archaïsme » (n° 266 de d’a, octobre 2018). Elle
nous avait donné envie d’aborder plus largement cette question ; c’est
désormais possible. EC
L’archaïque et ses possibles, ouvrage collectif dirigé par Stéphane Bonzani, Éditions MétisPresse, 22 x
17 cm, 328 p., 32 euros.