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Des années 1950 au début des années 1980 (dans les pays de l’Est), l’architecture brutaliste s’est étendue à tous les continents. Elle est plus tard devenue le repoussoir d’une modernité mal comprise. Beaucoup de ces bâtiments sont aujourd’hui menacés, comme en témoignent les cartes par continent qui introduisent chaque partie de ce beau livre. Son grand mérite est en effet de tenter de réaliser, de l’Europe au Japon en passant par l’Afrique et l’Amérique, un tour du monde des bâtiments les plus emblématiques tout en s’appuyant sur l’analyse des meilleurs spécialistes. Pour ceux qui ne sont pas abonnés au compte Instagram brutgroup (que je vous recommande), ce livre offre surtout l’opportunité de découvrir de véritables chefs-d’œuvre passés aux oubliettes de l’histoire récente. L’éditeur a eu l’excellente idée de publier cet ouvrage accompagné d’un deuxième livre avec les conférences données sur ce sujet en 2012 lors du symposium international de Berlin. On y trouve entre autres les contributions de Kenneth Frampton, Beatriz Colomina, Stanislaus Von Moos ou Philip Ursprung. À l’heure où en France on commence à se lasser des bâtiments rhabillés pour l’hiver avec des vêtures fantaisie, ce livre qui reste malheureusement en anglais est à mettre dans toute bibliothèque de l’honnête architecte.


SOS Brutalism - A global survey, Éditions Park books, 22 x 27 cm, 716 p., 68 euros.