« Une légende raisonne à travers le monde selon laquelle on ne peut pas construire un monument si un être humain n’est pas sacrifié », nous rappelle Laurence Cossé, auteure de La Grande Arche. Elle y narre l’épopée de la construction de l’arche de la Défense à travers le portrait et l’histoire de son créateur, l’architecte danois Johan Otto von Spreckelsen, confronté aux je(ux) politiques des années 1980.
David Calvo questionnant aussi bien l’identité profonde de l’Unité d’habitation à Marseille de Le Corbusier que celle de ses habitants dans son roman transgenre au titre ambigu Sous la Colline nous ouvre à son imaginaire. Le troisième tome qui conclut le cycle des correspondances familiales de Le Corbusier. Correspondance. Lettres à la famille 1947-1965 nous dévoile les chagrins et les succès de l’architecte enfin couché sur la liste du Patrimoine mondial par l’Unesco en juillet 2016.
Rappelons-nous par ailleur Claude Parent, disparu cette année, avec le superbe portfolio La villa Bloc de Claude Parent, écrit par Jean-Lucien Bonillo et accompagné des photographies de Gilles Erhmann. Enfin, pour les plus jeunes, un méli-mélo aux allures de cadavre exquis très jouissif, par Max Ducos, intitulé 1 000 était une fois.La Grande Arche,
Laurence Cossé, Éditions Gallimard, janvier 2016, 14 x 20,5 cm, 368 p., 21 euros.
Sous la Colline,
David Calvo, Éditions La Volte, octobre 2015, 14 x 19 cm, 438 p., 19 euros.
Le
Corbusier. Correspondance. Lettres à la famille 1947-1965,
Rémi Baudoui, Arnaud Dercelles, Éditions InFolio, mars 2016, 16 x 23 cm, 896 p., 38 euros.
La
Villa Bloc de Claude Parent,
Jean-Lucien Bonillo, Éditions Imbernon, août 2011, 23 x 28 cm, 60 p., 45 euros.
1 000
était une fois,
Max Ducos, Éditions Sarbacane, octobre 2015, 32 x 23 cm, 32 p., 15 euros.