On attend d'eux qu'ils résistent au vandalisme, au manque d'entretien, aux bactéries ; et l'on veut aussi que des publics de toutes conditions physiques puissent les utiliser. Les personnes âgées et handicapées réclament des adaptations leur en facilitant l'accès. Le défi à relever n'est pas mince : il passe par la suppression des relevés de douche pour obtenir des receveurs affleurants, l'automatisation des commandes de robinetterie, voire l'entrée de plain-pied, ou presque, dans une baignoire. Ces évolutions profitent à tous : la continuité douche-plancher dans les salles de bains libère l'espace, les appareils automatisés concourent à l'hygiène, etc. La technologie s'installe durablement dans les appareils et les efforts constants des fabricants libèrent le matériel de ses aspects les plus durs, héritage d'une naissance en milieu hospitalier. Davantage d'aménité, de souplesse, d'esthétique, ce n'est pas une coquetterie mais une façon d'adoucir l'ambiance des sanitaires, de les détacher de leur univers médicalisé pour les ramener dans un monde plus amène. Notre dossier ira à la découverte de ces produits qui jouent collectif en cultivant leur côté sympathique. En somme, un sanitaire collectif qui regarde davantage du côté de l'hôtellerie que de la santé, sans pour autant la négliger.
En 2012, plusieurs
terminaux des aéroports de Roissy et d'Orly ont été dotés de
blocs sanitaires entièrement rénovés. Aboutissement d'une longue
recherche, ces toilettes collectives seront installées dans les
espaces les plus fréquentés des deux aérogares d'ici à 2015.
Responsable de l'Agence d'aménagements intérieurs et signalétique
à ADP, Marc Angeli explique les contraintes et les attentes qui ont
guidé la conception de ces nouveaux équipements.
DA :
Quelles sont les raisons qui ont incité Aéroports de Paris à
repenser entièrement ses blocs sanitaires ?
Marc Angeli : Les blocs sanitaires sont des espaces très importants dans les aéroports. Nous avions conscience depuis longtemps que les nôtres souffraient d'un déficit en termes d'ambiances, d'image et de services. (...)
Lisez la suite de cet article dans : N° 217 - Mai 2013