Copyright : © Marina Tabassum Architects (MTA). Photo : Iwan Baan.

Cette année, le 24ème Pavillon Serpentine à Londres a été construit par l’architecte bangladaise Marina Tabassum. Il est ouvert jusqu’au 26 octobre. 

La Serpentine est une institution d’art public gratuite crée à Londres en 1970 dans les jardins de Kensington. Elle accueille chaque année une architecte dans le but de construire un pavillon qui servira de lieu de rencontre pour toute la durée de l’été. 

Intitulé « A capsule in Time », une capsule temporelle, la construction de cette année porte sur la question du temps et de la transmission des héritages. Elle établit un dialogue entre l’architecture et le milieu de vie dans lequel évolue l’être humain - qu’il soit climatique, culturel ou historique - en puisant dans des formes, des usages et des matériaux enracinés dans le quotidien des communautés locales. Le pavillon emprunte aux cultures constructives du Delta du Bengale, une région soumise à des conditions météorologiques extrêmes et en perpétuelle mutation. Son architecture éphémère et adaptable s’est développée en réponse à ces contraintes environnementale. 

Le long de laxe nord-sud du parc, A Capsule in Time prend la forme dune capsule allongée intégrant une cour centrale alignée sur le clocher de Serpentine South, l’un des deux bâtiments qui composent la Serpentine. Bien qu’elle sinspire des promenades estivales et des auvents arqués des jardins qui laissent filtrer la lumière, la structure reprend également le principe des Shamiyanas, ces tentes traditionnelles dAsie du Sud généralement utilisé pour des rassemblements en plein air. La structure se compose de quatre formes sculpturales en bois, dotées d'une façade translucide qui diffuse à l’intérieur une lumière douce. Elle intègre un composant mobile : l’élément central coulisse pour s’ouvrir sur le jardin. 

Inteior View 2025 Pavilion 1780x1001 1

Serpentine 25 MTA 0407 668x1001

Les projets de Marina Tabassum, quil sagisse de logements, de mosquées, de musées, de centres communautaires ou de camps de réfugiés, traduisent une volonté de dépasser les frontières entre apprentissage, action et transmission. Elle est notamment reconnue grâce à son projet de la mosquée Bait Ur Rouf à Dhaka - présenté dans le numéro 256 de da : https://www.darchitectures.com/magazine/projets/critiques/2719-la-geometrie-des-miracles-mosquee-bait-ur-rouf-dacca-bangladesh.html

L’an dernier, c’était l’architecte sud-coréen Minsuk Cho qui était lauréat pour son projet Archipelagic Void. En 2023, à table, le pavillon de l’architecte franco-libanaise Lina Ghotmeh  prenait la forme dune invitation au partage et au dialogue autour de la table, lieu symbolique de rassemblement humain (Photo ci-dessous). À la fois léger et organique, il utilisait des matériaux et des formes qui rappellent lurgence de construire de manière durable, en s’appuyant sur la mémoire des lieux et les pratiques collectives. 

050623 0464 1501x1001© Harry Richards

Des informations supplémentaires sont disponibles en ligne sur : https://www.serpentinegalleries.org/