Copyright : © DR
Dernier géant de l'aventure de l'architecture Moderne, Oscar Niemeyer vient de mourir à l'âge de 104 ans. Il restera comme la figure héroïque et généreuse de l'architecte du vingtième siècle, lorsque l'on pouvait encore imaginer de construire ex-nihilo en plein désert la capitale d'un des plus grands état du monde. Sa rencontre avec Le Corbusier en 1936, aboutissant à l'un des premiers chef-d'œuvres de la modernité –le ministère de l'éducation à Rio– a été au moins aussi déterminante pour lui que pour celui qui voulait rester le maître et dont il dira qu'il avait « en quelque sorte tropicalisé » ce qu'il avait appris de lui. « L'important chez l'architecte, c'est l'imagination » écrivait le brésilien dans son autobiographie*. « je suis ouvert aux émotions qui me viennent de l'extérieur, au spectacle de la beauté : le coucher du soleil sur la mer, la forêt tropicale humide et généreuse, la luminosité du ciel, les femmes. »

« Niemeyer par lui même, l'architecte de Brasilia parle à Édouard Bailby ». Balland 1993

A cette occasion, ARTE chamboule ses programmes et rediffusera, le samedi 8 décembre à 12h5, le portrait « Oscar Niemeyer, Un architecte engagé dans le siècle ». Dans ce documentaire réalisé par Rogier van Eck et Marc-Henri Wajnberg (France, 2000), l'architecte brésilien raconte son parcours depuis les années 40 au Brésil, en passant par son exil en France.

ImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImage