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Le collectif d’architectes Nouvelle AOM - réunissant Franklin Azzi, ChartierDalix et Hardel Le Bihan - va réhabiliter la tour imaginée par Jean de Mailly il y a près de cinquante ans. Le projet, commandé par Euro Ariane SAS (représenté par Baumont Real Estate Capital et Aquila Asset Management), devrait être livré en 2024.

Depuis 1975, la Tour Ariane participe à la composition de l’éclectique paysage architectural de La Défense. Construite durant une période où l’on s’affranchit des règles imposées par le plan directeur d’urbanisme de 1964, cette tour de 36 étages est remarquable par la singulière identité de sa façade. Alors que l’heure était à l’éclosion des grandes façades de verres, la tour Ariane proposait à l’époque une tout autre écriture : une alternance de « panneaux préfabriqués en béton et de fenêtres hublots », habillés d’une seconde peau constituée de boucliers cruciformes en aluminium. Un pas de côté qui en a fait son identité.

La nécessité de s’inscrire dans le mouvement de la transition énergétique a évidemment régi les choix architecturaux du projet de réhabilitation. Le collectif Nouvelle AOM a l’ambition de « projeter un immeuble emblématique de la fin du XXe siècle dans le monde contemporain en sublimant son héritage architectural et ses qualités techniques intrinsèques pour en faire une nouvelle icône à haute performance environnementale ». Les travaux de rénovation, notamment de la façade « permettront aux occupants de réaliser des économies d'énergie significatives de l'ordre de 21%, tout en contribuant à atteindre l'objectif 2030 du décret tertiaire » affirme Olivier Vellay, associé chez BauMont Real Estate.
Le collectif d’architectes propose une nouvelle peau en verre. Cette dernière se compose de modules unitaires et répétitifs laissant apparaître le hublot et soulignant les allèges d’un vitrage opaque. Elle révèle tant le jour le béton d’origine par transparence, que la nuit la singulière forme de ses hublots ; lui valant la qualification de « robe de lumière » par la maîtrise d’ouvrage. Le pavillon d’accueil, conçu en 1995 sera également transformé. Plus transparent, il est rythmé par des « porosités de vues et d’usages », donnant à lire une écriture plus contemporaine. L’organisation interne de la tour est également enrichie et fera désormais profiter les usagers d’un café, d’un salon d’attente, d’un business center, ou encore d’un auditorium. 

Dans une démarche d’économie de matière, les architectes vont tenter de réemployer 90% du vitrage et 85% des boucliers. 290 d’entre eux sont notamment destinés à constituer un magistral lustre qui régnera dans le hall.  A ces nombreux défis s’ajoute pour les entreprises Redman (Assistant Maître d’Ouvrage) et Goyer (façadier) la complexité d’une d’une gestion de chantier en site occupé.