Tous les ans, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires récompense les urbanistes qui œuvrent à « améliorer la vie des habitants des territoires ». Cette année ce sont les interventions sur ces espaces modestes, reculés et longtemps oubliés de la discipline qui sont à l’honneur.
Enfant, Simon Teyssou rêve d’être agriculteur. Fasciné par les questions des territoires et les transformations qui s’en rapportent, c’est tout naturellement qu’il se dirige vers une formation en architecture à Clermont Ferrand. Après l’obtention de son diplôme, il installe – provisoirement pense-t-il - son atelier au Rouget-Pers, petite commune cantalienne située à une trentaine de kilomètres d’Aurillac. Après quelques années d’exercice, il conçoit et construit un bâtiment qui intègre son nouvel atelier et des logements, donnant naissance à ce qu’il qualifie lui-même de « manifeste de comment construire dans ce type d’environnement ». L’occasion pour l’architecte de remettre en cause le zoning, responsable d’un « paysage fracturé » et d’une dévitalisation des communes.
À travers des interventions simples mais subtilement maîtrisées, comme des logements à Limoges, la Station à Mandailles-Saint-Julien qui a reçu le Grand Prix d’architectures en 2020 ou l’école/demi-pension à Azé, son œuvre mobilise « le tissu artisanal local » afin de lutter contre la désertification. Mais au-delà, cette coopération entre les artisans locaux et les architectes permet à chacun de se former et progresser. Loin des dogmatismes en la matière, son œuvre est profondément engagée dans une pratique écologique, employant par exemple le bois avant tout parce qu’il est un matériau local.
Cette approche, Simon Teyssou tente aujourd’hui de la transmettre et de la partager : il est désormais directeur de l’ENSA Clermont-Ferrand et tente d’inspirer les futurs architectes pour qu’ils explorent ces espaces en dehors des grandes métropoles pour qu’ils forgent de nouveaux outils afin de rendre plus désirable la pratique de l’architecture au cœur des territoires.
Enfant, Simon Teyssou rêve d’être agriculteur. Fasciné par les questions des territoires et les transformations qui s’en rapportent, c’est tout naturellement qu’il se dirige vers une formation en architecture à Clermont Ferrand. Après l’obtention de son diplôme, il installe – provisoirement pense-t-il - son atelier au Rouget-Pers, petite commune cantalienne située à une trentaine de kilomètres d’Aurillac. Après quelques années d’exercice, il conçoit et construit un bâtiment qui intègre son nouvel atelier et des logements, donnant naissance à ce qu’il qualifie lui-même de « manifeste de comment construire dans ce type d’environnement ». L’occasion pour l’architecte de remettre en cause le zoning, responsable d’un « paysage fracturé » et d’une dévitalisation des communes.
À travers des interventions simples mais subtilement maîtrisées, comme des logements à Limoges, la Station à Mandailles-Saint-Julien qui a reçu le Grand Prix d’architectures en 2020 ou l’école/demi-pension à Azé, son œuvre mobilise « le tissu artisanal local » afin de lutter contre la désertification. Mais au-delà, cette coopération entre les artisans locaux et les architectes permet à chacun de se former et progresser. Loin des dogmatismes en la matière, son œuvre est profondément engagée dans une pratique écologique, employant par exemple le bois avant tout parce qu’il est un matériau local.
Cette approche, Simon Teyssou tente aujourd’hui de la transmettre et de la partager : il est désormais directeur de l’ENSA Clermont-Ferrand et tente d’inspirer les futurs architectes pour qu’ils explorent ces espaces en dehors des grandes métropoles pour qu’ils forgent de nouveaux outils afin de rendre plus désirable la pratique de l’architecture au cœur des territoires.