Copyright : © Maxime Delvaux

La Maison Flow – projet de transformation en tiers-lieu, mené par Office Zola architectes – a révélé le potentiel caché d’un ensemble patrimonial délaissé et enclavé en lui offrant une nouvelle vie. Un équipement centré sur le bien-être, le travail et la convivialité, conçu pour accueillir aussi bien les habitués que les visiteurs de passage, dans une atmosphère chaleureuse et ouverte. À travers cette réappropriation, c’est un morceau de mémoire industrielle et urbaine de Vannes qui retrouve sa place dans la ville.

 

Maître d’ouvrage : SCI Pasithéa

Maîtres d’œuvre : Office Zola architectes, mission complète

BET : BMF (économie), AREST (structure bois, béton, métal)

Programme : restructuration partielle et extension des espaces d’accueil et de médiation d’un cinéma associatif de deux salles

Surface projet : 1 800 m2

Surfaces extérieures : 400 m2 (patio + cour + terrasse + servitude)

Coût : 5,4 millions d’euros HT (compris désamiantage, déplombage, démolition, VRD, paysage, équipements scéniques (gradin et cloison mobiles motorisés, et cloisons mobiles non motorisées), sonorisation, aménagements extérieurs, cuisine, signalétique, mobilier) + missions complémentaires (scénographie, paysage)

Calendrier : études, 2021-2023 ; livraison, mars 2025 

 

Il s’agissait pour les maîtres d’œuvre d’insuffler une nouvelle vie à un ensemble industriel d’intérêt patrimonial, longtemps abandonné, situé au 8, avenue Favrel-et-Lincy, quasiment en face de la gare de Vannes. L’ensemble des bâtiments à investir était dans un état de délabrement avancé. À l’alignement de l’avenue s’élevait une maison de notable, de belle facture. Derrière elle, invisible depuis l’avenue et lui tournant le dos, une vaste halle s’étendait perpendiculairement sur 44 mètres de long pour 9 mètres de haut sous faîtage. Enclavée sur toutes ses faces, uniquement accessible par le côté opposé de l’îlot et aux murs aveugles, elle saturait tout le fond de la parcelle. Siège à l’origine d’une distillerie et fabrique de liqueurs, dévolue dans les années 1960 à un entrepôt frigorifique, elle avait servi jusque récemment de dépôt, puis de garage. La vétusté de sa charpente avait occasionné le dévers problématique des deux murs gouttereaux de maçonnerie soutenant la toiture.

Une cour d’environ 145 m2, ouverte sur l’avenue Favrel-et-Lincy, offrait cependant une respiration entre la parcelle mitoyenne et la maison. Pavée et munie d’une clôture escamotable, celle-ci constitue désormais un espace de transition entre la rue et le bâtiment recomposé. C’est par cette cour qu’on accède à la Maison Flow, dont on appréhende d’emblée l’espace de restauration à rez-de-chaussée au moyen de menuiseries dormantes, qui dans chacune des baies offrent un clair de vitrage et une transparence maximale.  (...)

Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne