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Maître d’ouvrage : Mairie de Paris SLA 20

Maître d’œuvre : L’Atelier Senzu (architecte mandataire) ; Sylva Conseil, Thema Verde, Wor (BET)

Depuis l’automne dernier, un petit édifice tout en rondeurs apporte un peu de délicatesse et de douceur dans cette frange ingrate du 20e arrondissement, entre périphérique et ceinture HBM. Le pavillon pédagogique Le Vau, des jeunes architectes David Dottelonde et Wandrille Marchais, est la première concrétisation de leurs recherches sur l’architecture scolaire. Cette unique pièce, particulièrement soignée dans ses détails constructifs, sonde avec brio trois sujets : comment stimuler les pratiques pédagogiques, offrir un seuil à une institution parfois intimidante et s’extraire des techniques énergivores et polluantes.

Le pavillon Le Vau, situé dans l’enceinte parisienne de l’établissement scolaire du même nom, est la première réalisation achevée de l’Atelier Senzu, fondé par David Dottelonde et Wandrille Marchais. Rencontrés lors du palmarès des Albums des jeunes architectes et paysagistes qu’ils avaient remportés en 2020, les architectes avaient décrit leurs recherches et travaux pour sortir l’école publique des programmes types dans lesquels on l’enferme. Ainsi la disposition des fenêtres à gauche pour ne pas porter ombre aux droitiers, ou encore la trame modulaire de 1,75 mètre imposée dans l’intensive construction de l’après-guerre aux années 1980.

Si les modèles sont restés figés, les pédagogies par contre ont évolué et l’Atelier Senzu s’attache à inventer les cadres qui pourront mieux les accueillir et même en susciter de nouvelles. Lors de l’appel à idées FAIRE lancé annuellement par le Pavillon de l’Arsenal, ils proposaient de faire classe en plein air au moyen de plusieurs petits dispositifs – un toit, un sol, un mobilier –, se pliant à la physionomie des cours d’école parisiennes. Actuellement, ils développent une proposition dans les bois de Vincennes et de Boulogne inspirée des forest schools d’Europe du Nord. Le pavillon pédagogique Le Vau, que nous avions découvert à l’état de projet et enfin livré après un chantier ralenti, incarne cette belle idée qu’une réflexion précise – voire obsessionnelle car condensée dans une seule et unique pièce – sur la spatialité, la lumière et la matérialité peut orienter les relations et pratiques au sein de l’école. Dans cette manière d’exalter la petite échelle, la conception du pavillon renvoie aussi à quelques œuvres iconiques : la chapelle dans les bois d’Asplund, le kiosque à fleurs de Lewerentz ou le Sonsbeek Pavilion de Van Eyck…

 

Ni premier ni dernier rang

Voté au budget participatif de la Ville, ce projet a été initié par les équipes pédagogiques soucieuses de nouer des liens avec les parents d’un quartier qui accueille de nombreuses nationalités – des parents parfois intimidés lorsqu’il faut passer les portes de l’établissement. Elles ont commencé par (...)

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