Maîtres d'ouvrages : Confcooper Società Cooperativa
Maîtres d'oeuvres : It’s, Parallel Digital (BIM), Dedalo Ingegneria (BET
structures), AG&C Associati s.r.l. (BET fluides), Francesco Bindi
(SSI), Paisà (Paysagiste), Piùtrentanovesei architetti (Consultant
administratif)
Surface SHON : 4 100 m² SDP
Cout : 5 680 715 € HT
Date de livraison : 2018
L’installation de ce siège social dans un bâtiment historique datant de la fin du XIXème offre l’opportunité d’un projet de restauration approfondi tout en intégrant de nouvelles interventions, explicitement rapportées comme telles.
Constamment modifié depuis les années 70 suites à des interventions successives portant sur les fluides, la distribution et l’aménagement, le bâtiment s’étend sur 4000 m2, répartis sur 6 niveaux.
"Confcooper est une entreprise composée de plusieurs coopératives présentes dans la même structure. Cette double nature, univoque et spécifique, a porté le projet vers un langage neutre, capable de créer une image reconnaissable de la société et en même temps de répondre aux différentes exigences de toutes les réalités professionnelles." explique Alessandro Cambi, co-fondateur de It’s.
Pour mener conjointement le projet de restauration, de restitution de la structure d’origine qu’ils libèrent de ses scories, de valorisation et d’organisation des espaces de travail, les architectes se sont appuyées sur la méthodologie BIM. Ils ont également eu recours à ce processus d’engendrement pour la programmation et le chantier. « Les premières données concernant les espaces ont été recueillies grâce à un relevé nuage de points. Ce dernier a fourni une radiographie complète du bâtiment et nous a permis de découvrir dans le détail l’état de la structure, l’épaisseur des murs et les cavités cachées et inaccessibles. » ajoute Alessandro Cambi. Diagnostics, inventaires et relevés à l’appui, les maîtres d’œuvre créent alors les conditions d’un nouvel aménagement séquencé verticalement. Ils généralisent l’usage de rares matériaux, qualitatifs et résistants, tels que différents marbres - blanc de Carrare utilisé en fines plaques, marbre vert des Alpes et rose du Portugal-, l’emploi de panneaux vitrés avec cannelures, et d’inserts aluminium. Les refends de la structure existante partitionnent des espaces de travail individualisés ou dotés de deux postes ainsi que des salles de réunion pour une dizaine de personnes. Le cloisonnement vitrée, parallèle aux façades, permet de faire pénétrer la lumière naturelle dans les circulations, d’offrir une lisibilité intérieure de la façade et de maintenir le rapport à la ville en tout point de l’édifice. Redessinée, la distribution verticale est aujourd’hui dotée d’un nouvel escalier – très identifiant – aux surfaces de marbre blanc et d’acier réfléchissant. Ainsi, le recours à de nouveaux matériaux dans leur capacité à conduire la lumière, à fabriquer une nouvelle colorimétrie et à encourager la mobilité des usagers est associé à une lisibilité retrouvée du bâtiment historique depuis l’intérieur comme depuis la rue. Si dans l’édifice les nouvelles surfaces ont permis de valoriser les moulures et les cadres en restituant les lignes existantes, dans le contexte urbain, l’aménagement - visible dans ses nouvelles nuances - constitue une nouvelle pièce culturelle, à mi-parcours entre l’église de Santa Susanna et la Basilique de Santa Maria Maggiore.


