Maison Mello
Maîtres d'ouvrages : Alexandre Mello et Débora Falleiros.
Maîtres d'oeuvres : atelier MMBB; Angelo Bucci (chef de projet); Fernando de Mello Franco,
Marta Moreira et Milton Braga (architectes); Ibsen Pulleo Uvo (ingénieur
structure).
Surface SHON : 170 m2
Maison Mariante
Maîtres d'ouvrages : José Henrique Mariante, Beatriz Arruda Mariante.
Maîtres d'oeuvres : atelier MMBB; Angelo Bucci, Fernando de Mello Franco, Marta Moreira et Milton Braga (architectes); Ibsen Pulleo, Uvo (ingénieur structure).
Surface SHON : 256 m2
Livraison : 2002
Maison Mello
Cette maison a été construite à Ribeirao Preto, dans le nord de São Paulo, en 2002. Elle semble émerger au milieu d'un sol artificiellement travaillé, suivant la « démarche géographique » chère aux paulistas. S'apercevant que le terrain était en fait un plateau reconstitué par un apport récent de terres, les architectes se sont servis de cet excédent pour complètement transformer la topographie. Ils ont créé trois plateaux successifs qui sont autant de jardins en rapport direct avec la zone de vie de la maison. Dans les creux, qui les séparent, sont situés le garage et la zone des services. Le corps principal de la maison est composé de deux prismes surélevés, reliés par une aile perpendiculaire. L'accès se fait par le plateau central à travers un dispositif d'escaliers droits. À l'intérieur, le plan est organisé suivant une répartition classique jour/nuit. Le séjour se trouve dans le volume côté rue où des panneaux vitrés toute hauteur confèrent une totale transparence à l'espace. L'enveloppe du deuxième prisme a été travaillée pour assurer l'intimité : la façade des chambres est fermée par une alternance de panneaux vitrés et opaques, les vitrages des salles de bains ont été sérigraphiés. Le recours à une structure mixte ingénieuse donne à l'ensemble une grande légèreté. Toute la masse est portée par quatre poteaux. La dalle inférieure est totalement décollée du sol, sans s'appuyer sur des poutres. La dalle de couverture est soutenue par deux grandes poutres inversées. Des tirants métalliques verticaux contreventent l'ensemble. Une des poutres traverse le patio central et porte le château d'eau, mis en scène comme une sculpture. L'isolation de la couverture est réalisée par un plan d'eau, dispositif grâce auquel l'excédent d'eau de pluie est récupéré dans la piscine, retraité et réutilisé dans la couverture.
Maison Mariante
La maison Mariante est un paradoxe. Elle a été construite dans un de ces quartiers gardiennés (les condominios) qui prolifèrent autour de São Paulo et de la plupart des grandes villes brésiliennes. Alors que tout l'environnement est conçu comme un rempart contre le chaos urbain et chaque maison comme une bulle protectrice, la maison Mariante dévoile son intérieur dans une démarche presque exhibitionniste.
On y retrouve l'archétype paulista du prisme suspendu. Ici, il s'agit de la superposition de deux dalles alvéolaires au plan parfaitement carré. Elles sont portées par quatre gros poteaux posés sur un carré virtuel intérieur, constituant une bande périphérique de trois mètres en porte-à-faux. Le plan s'articule autour d'un escalier droit. Depuis le pilotis, il permet de grimper vers l'intérieur. Dans la maison, il structure un noyau central de services entouré par des espaces de vie périphériques. En couverture, il forme une fente dans le plan d'eau qui assure l'isolation, et permet d'accéder à un solarium. La rigueur du volume construit fait contrepoint au mouvement du sol. Sur la façade principale, la masse d'un talus s'oppose au poids du château d'eau qui est posé sur la toiture. À l'arrière, une passerelle au niveau de la toiture et une terrasse prolongeant le séjour s'avancent un peu comme des jetées vers la pente du terrain. Sur les façades latérales, des longues ouvertures en fente cadrent la vue. Les façades nord et sud sont entièrement transparentes, constituées par des vitrages stadip toute hauteur. La nuit, le volume s'éclaire, mettant en scène les espaces intérieurs dans un spectacle insolite pour un condominio.














