Localisation : Nantes, 19, rue Jeanne-d’Arc
Maître d’ouvrage : Antigel
Architectes : Bourbouze & Graindorge
Études : Rozenn Lagrée, Adrien Rouchet
Chantier : Pierre Ewald
Surface : 224 m2
Coût : 118 600 euros HT
Date de livraison : février 2017
Après désossement et décloisonnement, cette surface de bureaux apparemment très banale révèle aujourd’hui des qualités spatiales inattendues.
Situé au quatrième étage d’un immeuble postmoderne des années 1980 face au marché couvert de Talensac, ce plateau de bureaux accueille à présent les locaux de l’agence de publicité Antigel. L’espace existant était encombré de cloisons et autres faux plafonds. Pour ce nouvel aménagement, les architectes ont mis à nu, organisé les flux, favorisé les apports de lumière et dessiné une série de tables. Pour offrir une efficacité maximum, elles ont été pensées comme du second oeuvre et réalisées en plateaux de contreplaqué de bouleau dotés de passages de câble et ossatures en acier laqué à tubes carrés. Ils ont également décliné des séparatifs bois, pleins, vitrés avec et sans allège : l’essentiel pour partitionner l’espace et non plus le cloisonner. Le modèle collaboratif de l’agence, qui est organisée autour de deux pôles – la création et la gestion de projets –, appelle une double compétence des espaces qui doivent être favorables aux interactions mais également porteurs d’intimité. La communication doit avoir sa place partout, les collaborateurs doivent être en relation continue et les réunions – formelles et informelles – pouvoir survenir assez librement. La profondeur du local – 19 mètres – a conduit les maîtres d’oeuvre à valoriser son caractère traversant afin d’offrir des vues sur l’extérieur depuis l’ensemble des locaux, répercutant ainsi l’ensoleillement depuis la façade sud dans toute la profondeur du bâtiment. Le pôle créatif est implanté au nord, face au marché couvert. Une lumière égale est idéale pour le travail de mise au point graphique. Son grand open space valorise l’enfilade des fenêtres qui débouche sur les frondaisons des platanes. Au sud, le pôle administratif dispose d’une situation plus protégée. Dans l’épaisseur du local, l’ensemble des locaux communs, cuisine, salle à manger, salle de réunion, larges circulations et quelques locaux annexes favorisent les discussions ou les réunions. « Papoter 5 minutes debout dans la cuisine, s’affaler un quart d’heure dans les canapés, s’isoler dans le “sauna” pour passer un coup de fil, s’attabler sur la grande table de la salle à manger, ou utiliser en toute confidentialité la salle de réunion, toutes ces manières d’échanger bénéficient de configurations spatiales appropriées », expliquent Gricha Bourbouze et Cécile Graindorge.

