Le greenwashing revêt les formes les plus inattendues, des plus grossières aux plus subtiles et même parfois au sein des démarches les plus sincères. Nous nous sommes intéressés aux subterfuges qu’il met en oeuvre, de manière délibérée ou non, pour détourner l’attention des menaces les plus graves sur le climat. L’historien Jean-Baptiste Fressoz démontre que le concept de transition écologique est un leurre pour continuer à ne rien faire. Le critique néerlandais Wouter Vanstiphout nous raconte comment, à Rotterdam, l’un des plus ambitieux projets immobiliers « vert » se fourvoie dans ses contradictions. L’ingénieur Julien Pathé démontre ensuite que les tours « forêts verticales » sont une imposture et, enfin, Valéry Didelon s’interroge sur les formes que vont prendre les architectures lorsqu’elles se déprennent du greenwashing.