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Des péripéties et de l’insolite. Fondée en 2000 par quatre associés franco-brésiliens, dans la patrie d’Oscar Niemeyer, l’agence Triptyque a réalisé ses premiers bâtiments marquants grâce à la promotion immobilière. Également implantée en France à partir de 2014, elle s’est aussi lancée dans l’appel à projets Réinventer Paris, en tant que maître d’ouvrage.

Début du millénaire. Rio de Janeiro, puis São Paulo. Triptyque se désespère. Des projets de concours sont rendus, beaucoup sont gagnés, mais aucun ne se réalise. C’est le cas du Musée historique national, de la Bibliothèque nationale et de la Maison du cirque avec Patrick Bouchain (Rio de Janeiro). L’agence vit de la maîtrise d’œuvre de petits programmes, comme les bars et les boîtes de nuit, mais la commande publique patine. Les gros marchés privés ne sont pas plus florissants : « Au Brésil, il n’y avait pas de promoteurs pour faire des bâtiments de qualité, regrette Olivier Raffaëlli, cofondateur de l’agence. À l’époque, la production était néoclassique. L’architecture savante était réservée à quelques maisons de riches éclairés. » Bref, « nous n’étions pas capables de nous adapter au marché privé brésilien ».

Sans ressource ni possibilité d’exister, les architectes repèrent une parcelle dans Jardim América, le quartier huppé de São Paulo. Ils proposent à des amis fortunés d’acheter le terrain. Pas de rémunération de maîtrise d’ouvrage ni de profit de portage : les quatre associés se contentent des revenus de maîtrise d’œuvre. « C’était notre première réalisation importante. Nous étions déjà très heureux », estime Olivier Raffaëlli. Sans programme au départ, les apprentis promoteurs et leurs investisseurs s’engagent dans un projet de 1 200 m2. (...)

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