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Maître d’ouvrage : SEMIP pour ICF La Sablière

Maître d’œuvre : Jean et Aline Harari, architectes ; Sulian Clément-Guillotin, chef de projet ; STUDETECH, BET TCE ; Tribu, BET environnemental

Entreprises : SCPE, entreprise générale ; OGIM, étanchéité ; ENG, électricité

Programme : 106 logements sociaux, 5 commerces, un parking résidentiel de 57 places, un parking public de 120 places

Surfaces : 6 756 m2 (surface habitable des logements), 781 m2 (surface utile des commerces)

Coût des travaux : 16,8 millions d’euros HT

Coût logement et parking résidentiel : 2 390 euros HT/m2 SHAB

Au cœur d’un projet urbain finement pensé, Jean et Aline Harari livrent 106 logements sociaux répartis en trois lots et autant de situations distinctes. Chacune est précisément observée, de manière à apporter une réponse architecturale circonstanciée. La cohérence globale s’exprime à travers l’usage généralisé de la brique massive et dans le soin des détails, cher à ces érudits du logement.

 Souvent critiqué à juste titre, le principe de la ZAC peut encore se révéler – comme ici à Pantin – un outil efficace. À mi-chemin entre le métro (ligne 5, station Hoche) et la mairie, celle du centre-ville, conçue par les Ateliers 2/3/4/, est remarquable à plus d’un titre. Si la qualité des bâtiments réalisés est inégale, les principes fondamentaux de cette ZAC initiée en 2003 ont créé les conditions d’une mutation réussie du quartier, dans un contexte de profond renouvellement urbain. Son échelle d’abord, contenue et limitée à 3,5 hectares (7 hectares pour Chapelle International, 54 hectares le projet Clichy-Batignolles). L’attention portée à l’existant ensuite : un tissu urbain déstructuré qu’il ne fallait pas aseptiser. Ont ainsi été conservés des édifices en briques offrant leurs mitoyennetés et d’autres fragments du bâti pantinois : « Les architectures successives et diversifiées, caractéristiques du tissu cumulatif de la banlieue parisienne, résument Jean et Aline Harari, ordonné par un système d’espaces publics encore parfaitement lisible. » Celui-ci a été préservé et renforcé, de même que les gabarits adoptent une forme de familiarité. Il en résulte une ZAC qui mêle avec intelligence la richesse du tissu existant et la ville en train de se faire. Cette hétérogénéité n’a pas été gommée mais, au contraire, sanctuarisée. En somme, le genius loci qui fait défaut dans beaucoup de ZAC, outil juridique prisé par les acteurs de la fabrication de la ville, tendance libérale. Trois situations urbainesL’objectif de la ZAC était de créer une nouvelle centralité par la création de la place Olympe-de-Gouges qui accueille le marché plusieurs jours par semaine. Elle est bordée au sud par la Cité des métiers Hermès conçue par RDAI et, désormais, au nord par le passage piéton longeant l’opération de Jean et Aline Harari. Sur une parcelle trapézoïdale, leur intervention concerne trois lots distincts sur lesquels se répartissent 106 logements (du studio au T5) et des commerces. Trois lots et autant de situations urbaines singulières qu’ils ont précisément observées et étudiées, fidèles à leur façon d’appréhender le projet, et auxquelles ils ont finement répondu (...)$##$dans ce contexte de centre-ville hyperdense. (...)
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