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Le Bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais est un territoire façonné par deux siècles d’extraction intensive du charbon. En 2012, il a été inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial en tant que « paysage culturel, évolutif et vivant ». Plus de dix ans après, d’architectures revient sur les enjeux et perspectives de cette patrimonialisation. Il est le fruit d’une recherche conduite par le laboratoire IPRAUS de l’ENSA Paris-Belleville et l’Atelier d’Architecture Philippe Prost, grâce au mécénat à la recherche en architecture de la Caisse des Dépôts et avec l’appui de la Mission Bassin Minier. Elle s’est conclue par une journée d’étude et de débats en 2022 à la Cité de l’architecture et du patrimoine, dont ce dossier reprend les principales contributions.

  • Réussir une transition juste, par Lucas Monsaingeon et Philippe Prost
  • Si la question du patrimoine est un outil au service de la transition, le Bassin minier a trente ans d’avance, par Jean-François Caron, président de l’Association des biens français Patrimoine mondial en France et maire de Loos-en-Gohelle
  • Le territoire comme paysage culturel évolutif et vivant, le futur du patrimoine, par Francesco Bandarin, architecte-urbaniste, ancien directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, conseiller spécial du directeur général de l’ICCROM
  • La « treille minière », une source de projets, par Raphaël Alessandri, architecte urbaniste, directeur d'études à la Mission Bassin Minier
  • Short stories / Europan : nouvelles de la ville fragmentée
  • De l’archipel noir à l’archipel vert, par Jean-Louis Subileau, urbaniste, aménageur, animateur du cercle de qualité Euralens
  • Un monument du quotidien : la Cité des électriciens, par Philippe Prost, architecte-urbaniste, professeur à l'ENSA Paris-Belleville, chercheur à l'IPRAUS-UMR AUSser
  • Considérer l’existant : plus de matière grise pour moins de matière première, par Christine Leconte, architecte, présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes
  • Reconnaître l’architecture dans l’ordinaire des situations postanthropocène, par Béatrice Mariolle, HDR en architecture, professeure d’architecture à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, chercheure à l'IPRAUS-UMR AUSser
  • Des « morts-terrains » aux « sols vivants », par Lucas Monsaingeon, doctorant des laboratoires LéaV et Places, associé de l'Atelier d'Architecture Philippe Prost