L’heure atroce
Lundi 15 avril 2019. Lendemain des Rameaux. L’après-midi se termine, morose comme tous les lundis. À Notre-Dame, c’est l’office de fin de journée. Soudain, une alarme à 18 h 18. Comme prévu, la cathédrale est évacuée ; une seconde alarme, à 18 h 45, confirme la première : il y a le feu dans la toiture !Six cents pompiers sont sur place à 19 h… et la lutte commence. Embrasement au pied de la flèche à 19 h 11 ; à 19 h 37, la charpente du chœur s’effondre ; à 20 h, la flèche, à son tour, se brise en deux et disparaît ; la toiture de la nef suivra. 21 h, la fumée sort par les abat-sons de la tour nord : le beffroi et ses huit cloches sont atteints, mais rapidement sauvés. L’incendie est circonscrit, maîtrisé, quelques heures après. Au petit matin, les lances sont encore à l’œuvre sur le bas-côté sud. Dans la lumière de l’aube du lendemain, on ne voit aucun stigmate : pas de murs calcinés, pas de traces d’agression : l’édifice semble intact, repose. L’échafaudage gigantesque à la croisée du transept, destiné à la restauration de la flèche, se découpe sur le ciel, et cette silhouette inhabituelle souligne soudain (...)$##$qu’il y a quelqu (...)
Lundi 15 avril 2019. Lendemain des Rameaux. L’après-midi se termine, morose comme tous les lundis. À Notre-Dame, c’est l’office de fin de journée. Soudain, une alarme à 18 h 18. Comme prévu, la cathédrale est évacuée ; une seconde alarme, à 18 h 45, confirme la première : il y a le feu dans la toiture !Six cents pompiers sont sur place à 19 h… et la lutte commence. Embrasement au pied de la flèche à 19 h 11 ; à 19 h 37, la charpente du chœur s’effondre ; à 20 h, la flèche, à son tour, se brise en deux et disparaît ; la toiture de la nef suivra. 21 h, la fumée sort par les abat-sons de la tour nord : le beffroi et ses huit cloches sont atteints, mais rapidement sauvés. L’incendie est circonscrit, maîtrisé, quelques heures après. Au petit matin, les lances sont encore à l’œuvre sur le bas-côté sud. Dans la lumière de l’aube du lendemain, on ne voit aucun stigmate : pas de murs calcinés, pas de traces d’agression : l’édifice semble intact, repose. L’échafaudage gigantesque à la croisée du transept, destiné à la restauration de la flèche, se découpe sur le ciel, et cette silhouette inhabituelle souligne soudain (...)$##$qu’il y a quelqu (...)
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