Copyright : ©David FOESSEL

Maîtres d'ouvrages : MAD Network
Maîtres d'oeuvres :
cut architectures, Nabil Aissaoui, Clemence Brottier, Remy Feret, Solène Michaux, Quentin Paule
Surface SHON :
435 m2
Date de livraison :
2018

En amplifiant les qualités spatiales d’origine de deux plateaux ouverts, les architectes développent des stratégies de partition légères et souples, horizontales et verticales, favorables à la diversification des espaces de travail. 

 

Pour l’aménagement du siège social de MAD Network, entreprise spécialisée dans le conseil innovant en expérience client pour les marques de luxe, les architectes de Cut architectures tirent parti des qualités et des capacités jusqu’alors inexploitées de ce bâtiment haussmannien. Parquet en chêne massif, points porteurs en façade, grandes hauteurs sous plafonds et moulures, offrent un cadre existant qualitatif et spacieux propice à l’installation d’espaces de travail dans la profondeur comme dans la hauteur. 

Situés en plein cœur de Paris, les bureaux de la jeune société se déploient sur deux étages et plus de 400m2. « L’un des enjeux était de répondre au schéma d’organisation classique des entités de l’entreprise mais également d’arriver à offrir une capacité à absorber la croissance à venir de leur effectif et donc à optimiser les postes de travail tout en multipliant les espaces de réunions formelles et informelles. Les salariés de MAD sont constamment en mouvement au sein des bureaux pour brainstormer avec les différents spécialistes, si bien que espaces de réunion y sont aussi importants que les postes de travail.» expliquent les concepteurs. Pour répondre à la demande gourmande des clients en termes de programme et de mètres carrés, les architectes reconsidèrent la conception des bureaux, non plus uniquement en plan mais également en coupe, exploitant les 4,20m sous plafond, jusqu’alors dissimulée par des plafonds suspendus. Ainsi, ils concentrent au niveau bas toutes les entités de bureaux et rassemblent les espaces de convivialité et de réunion en aménageant l’étage supérieur, mais surtout ils créent un étage intermédiaire en mezzanine ne reposant au sol qu’au droit des escaliers. Cette solution a permis de rendre les espaces plus fluides, de générer des postes de travail plus généreux et de d’offrir des zones partiellement ouvertes. Ce plancher suspendu accueille des salons, des salles de réunions informelles et végétalisées, ainsi qu’une phone box. Constitué de caillebottis translucide en résine vert d’eau et de garde-corps en tiges d’acier courbes, ce plateau offre des relations nouvelles aux moulures, devenant - par leur proximité - d’étranges objets visuels. « La dimension nomade du travail est une dimension clé dans cet agencement. Les bureaux fonctionnent en grands ilots pour faciliter l’échange, tout en intégrant des dividers en liège que chacun peut disposer à sa guise pour s’isoler car l’équipe passe beaucoup de temps au téléphone. », ajoutent les maîtres d’œuvre.

Et pour conférer la sensation d’un « ailleurs » à cette surface gagnée sur la hauteur, les architectes ont emprunté et détourné le dessin des clôtures de jardins parisiens comme le cintrage des tiges d’acier. Ils ont également mis au point avec leur bureau d’études une solution technique d’ancrage dans les murs existants pour éviter tout appui au sol, accentuant ainsi l’idée d’un espace suspendu. Au-delà d’offrir des espaces de réunion ou d’isolement supplémentaire, celui-ci répond également à des contraintes de sécurité incendie par l’intégration d’un escalier de secours.

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