Connaissez-vous les sols coulés ? Derrière cette
appellation générique, des techniques plus ou moins aguerries se confondent. Elles
concernent en grande partie le monde de l’industrie mais peuvent aussi
solliciter les meilleurs talents de l’artisanat. Toute tentative de
classification et d’énumération de ces solutions est vouée à l’échec, tant les
recettes sont infinies et évolutives. Plusieurs points communs cependant autorisent
à les intégrer dans un même dossier. Plus ou moins aqueuses, elles sont au
mieux autoplaçantes ou spatulables. Leur avantage ? L’absence a priori
de joints, qui permet de couler des mètres carrés sans discontinuité, en neuf
comme en rénovation. Pourtant, les différences entre les résines, les terrazzos
et autres « bétons cirés » nécessitent des mises au point de
vocabulaire. À travers le regard des formulateurs et des applicateurs qui en
maîtrisent la pose, ce dossier identifie les différents systèmes existants et valorise
leurs potentiels décoratifs.
C’est la nature du sol qui donne le la
Aux côtés des fabricants de carrelages ou des sols
souples, la famille des sols coulés est représentée par une infinité d’offres
et de solutions, partagées entre le monde industriel, les arts décoratifs et
désormais des produits de bricolage grand public. Des résines aux mortiers
millimétriques en passant par les terrazzos, chaque solution nécessite un bon
traitement du support et doit, en principe, répondre aux contraintes de
maintenance ou d’usage du bâtiment. En plus de comprendre les techniques et la
filière des sols coulés, il faut savoir identifier les acteurs de la
prescription : des entreprises sensibles au « projet
architectural » capables d’apporter des garanties quant à la qualité de
mise en œuvre.