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  • Candida Höfer Paris : faces des espaces

    Considérée comme représentative des élèves de Bernd et Hilla Becher à l’École de Düsseldorf, Candida Höfer s’est notamment illustrée par des séries de grands formats sur des institutions culturelles européennes : théâtres, opéras, bibliothèques, le plus souvent baroques. En 2019, elle est revenue à Paris où elle a réalisé des vues de bâtiments classiques et modernes, exposées un temps à la galerie VNH – disparue depuis. L’excès de rigueur finit par jeter un doute sur leur apparente objectivité.

  • Cinq manières de repenser la dalle de La Défense

    Sous la dalle de La Défense, les parkings, les zones techniques comme les tunnels du RER A et ceux de l’A14 et de ses affluents ne s’organisent pas vraiment rationnellement et ont laissé entre eux des centaines de mètrescarrés d’espaces interstitiels non utilisés et à peine accessibles. Paris La Défense s’est donc tourné vers cinq équipes internationales pour repenser de fond en comble cette dalle qui continue de diffuser les promesses des années 1950, malgré le large dépassement de leur date de péremption.

  • De l’hôpital-environnement à l’environnement hospitalier : l’architecture de la santé face aux questions écologiques

    Et si ce qui primait dans la conception d’un hôpital n’était plus l’efficacité des pratiques de soins mais l’impact écologique de ces supermachines ? Si l’hôpital idéal était non seulement évolutif, mais aussi délicat envers son environnement autant qu’envers ses patients ? Le bilan carbone d’un hôpital est astronomique, non seulement du fait de la fonction hospitalière en elle-même mais aussi de son architecture et de sa construction. Sa mise en œuvre est en effet longue et complexe, et son inertie plus sociale que thermique. Comment donc l’ajuster aux problématiques contemporaines que sont le réchauffement climatique et la lutte pour la biodiversité ?

  • Debout, l’hôpital !

    Longtemps le lieu de l’hospitalisation, l’hôpital devient peu à peu le lieu de l’ambulation.Autrefois alité jusqu’à sa guérison, le patient peut désormais arpenter presque librement les différents espaces d’un parcours de santé bien chronométré. Comment l’architecte a-t-il pensé et représenté cette évolution pour l’intégrer à l’architecture des lieux de soins ?

  • Douce contamination : réhabilitation et restructuration d’un groupe scolaire, Guécélard, Sarthe

    Maîtres d'ouvrages : commune de Guécélard
    Maîtres d'oeuvres : mandataire : Atelier Julien Boidot, chef de projet Quentin Lherbette ; H3C (fluides), Vessière (structure), Jean Souviron (CFD, ventilation naturelle)
    Entreprises : fondation, dallage et GO : ESBTP ; charpente bois : charpente Cénomane : couverture, bardage et ITE : Cruard couverture ; menuiseries extérieures bois : ébénisterie JL

    Surface SHON : neuf 830 m2 SDP, réhabilitation 728 m2 SDP
    Cout : 1,69 million d’euros HT

    Date de livraison :2020

  • ECHAPPEE DIGITALE 1/2

    L’univers digital, libre de toutes contraintes physiques et financières, répond aujourd’hui plus que jamais à notre besoin d’évasion dans ce futur incertain. Ces visuels numériques aux paysages irréels fantasmés et aux architectures imaginaires offrent au monde du design une nouvelle façon d’exister et nous emmènent dans des rêveries débridées, des réalités parallèles et oniriques… on parle de « digital landscape ». De jeunes studios de design 3D s’en sont emparés et créent des décors immersifs aux couleurs faussement naturelles, empruntant leurs inspirations à la peinture classique italienne, à l’architecture moderniste et aux surréalistes. La frontière entre réel et hyperréalisme se brouille, nous invitent à la contemplation.

  • Entretien avec Patrick Berger : dessiner, construire, penser

    J’ai rendez-vous avec Patrick Berger dans un appartement du quartier du Châtelet. C’est au deuxième étage, je me déchausse comme il m’y invite, et je pénètre dans une grande pièce presque vide. Je m’installe face à de hautes fenêtres qui prennent leur lumière par réflexion sur une façade blanche de l’autre côté de la rue. À contre-jour, une statue en plâtre, représentant deux corps enlacés, s’élance vers le plafond…

  • Éternel retour : 70 logements pour personnes âgées, Maisons-Alfort

    Maîtres d'ouvrages : Maisons-Alfort Habitat ; cogestionnaire : Coallia
    Maîtres d'oeuvres : Badia Berger (collaborateurs : Jean-René Manon, Alice Petrilli, Alain Le Balh)
    Entreprises : Coloriste : Simon Basquin ; Architectes d’intérieur : Agence Epure ; Paysagistes : ERA Paysagistes ; BET : Lamalle-Flattet (structure), JLR (fluides) ; Économiste : LTA ; Acousticien : Acoustibel ; Entreprise :Eiffage Construction

    Surface SHON : 4340 m2

    Cout : 9,56 millions d’euros HT (pour la démolition et la reconstruction )
    Date de livraison :2020

  • Faire le plein de super

    En ce début d’année 2021 où nous sommes tous plus ou moins assignés à résidence, visiter une exposition, a fortiori d’architecture, est devenu un plaisir rare, et donc décuplé. Cela suppose néanmoins de voyager par-delà les frontières, à Bruxelles par exemple où le CIVA présente jusqu’à la mi-mai l’une de ses dernières expositions en ses murs actuels avant sa prochaine installation au sein du nouveau pôle culturel KANAL – Centre Pompidou.

  • Guillaume Ramillien : le dessin, la structure et l’objet

    Il est temps de parler de Guillaume Ramillien. Dessinateur impénitent et architecte remarqué par les critiques ded’a lors de la sélection des prixd’architectures 2020, pour une école réalisée à Arras avec Boris Bouchet. Mais aussi créateur d’objets singuliers, qui décline dans le bronze les silhouettes de ses projets, et enfin enseignant, dont la pédagogie rigoureuse est clairement identifiable parmi l’offre des écoles.


  • Monument ou instrument ? À la recherche de l’hôpital idéal !

    L’histoire de l’architecture hospitalière est l’histoire d’une quête d’idéal à la fois spatial et médical. Le plan en double peigne et son système de ventilation donnent un premier modèle à l’hygiénisme du XIXe siècle. La doctrine aériste des années 1860-1930 accélère le développement du système pavillonnaire et des cités-jardins pour malades. L’hôpital « bloc », inspiré du modèle américain, répond quant à lui aux exigences de rationalité des années 1930-1960. L’hôpital « tour sur socle » et l’hôpital « polybloc », enfin, démultiplient les bâtiments pour ajuster chaque espace à sa fonction. Quelles sont aujourd’hui les formes de l’hôpital idéal ?


  • NOUVEAUX TERRITOIRES HOSPITALIERS

    L’édifice hospitalier est souvent considéré comme un objet architectural à part, un lieu où les questions d’architecture ne se posent pas de la même manière que pour d’autres programmes. Son échelle monumentale, la surdétermination de la fonction hospitalière sur la forme, l’omniprésence des technologies, son intégration problématique à la ville : tous ces paramètres empêcheraient de penser l’hôpital comme l’on pense un musée, un ensemble de bureaux ou de logements, et surtout le condamneraient à l’immobilité. Il semble que l’hôpital – réintroduit brutalement dans nos champs de vision par la pandémie de la Covid-19, et devenu pendant plusieurs mois le centre névralgique de nos territoires, cristallisant toutes les attentions et agitations – absorbe au contraire l’ensemble des mutations de la société, ses crises comme ses évolutions. Bouleversé par les nouvelles technologies et la révolution numérique, mû par l’urgence climatique, bousculé par une culture du soin qui se cherche une nouvelle nature, mais aussi lié à une longue tradition et histoire de l’architecture hospitalière, il est une matière à réflexion et même un sujet d’architecture particulièrement sensible aux débats qui animent la profession. Quelles sont donc les nouvelles directions données par les architectes du soin à ce navire à la coque parfois trop stable et parfois trop peu durable, parfois trop inerte et parfois trop peu passive?

  • Phylogénie hospitalière : quelles mutations pour l’architecture de l’hôpital ? Discussion avec Jérôme Brunet, 24 janvier 2021

    Entre hospitalité algorithmique et retour aux sources du healing, concentration des soins en quelques mégahubs et dissolution de l’hospice dans la ville, où resituer l’hôpital et son architecture ? Jérôme Brunet, architecte et fondateur, avec Éric Saunier, de Brunet Saunier Architecture, revient avec nous sur les différents « territoires hospitaliers » traversés dans ce dossier. Des pistes qu’il a lui-même explorées lors de « Phylum H », une exposition et un ouvrage revenant, sous la forme d’une filiation de l’édifice hospitalier, sur près de vingt ans de conception hospitalière.

  • Réemploi in situ : Une façade en granite transformée en terrazzos

    Quand en 1992 l’agence SCAU remporte le concours pour la construction du siège de l’opérateur TéléDiffusion Française (TDF), à Issy-les-Moulineaux, ses architectes n’imaginaient pas, vingt-cinq ans plus tard, devoir totalement démanteler et repenser leur bâtiment afin de l’adapter aux standards tertiaires du Groupe Icade. Pour éviter la tabula rasa du projet originel, les concepteurs ont eu à cœur de réemployer les plaques de granite en façade plutôt que de les jeter au rebut. Grâce au travail de la designer doctorante Anna Saint-Pierre, les plaques ont pu être transformées en différents types de terrazzos, impliquant de les concasser en granulats directement sur site. Pendant plusieurs mois, les phases d’échantillonnages, l’organisation du chantier et le dialogue noué avec les différents intervenants ont aidé à formuler un « protocole du réemploi in situ ».

  • Terrazzo, résines et béton : comprendre les sols coulés

    Connaissez-vous les sols coulés ? Derrière cette appellation générique, des techniques plus ou moins aguerries se confondent. Elles concernent en grande partie le monde de l’industrie mais peuvent aussi solliciter les meilleurs talents de l’artisanat. Toute tentative de classification et d’énumération de ces solutions est vouée à l’échec, tant les recettes sont infinies et évolutives. Plusieurs points communs cependant autorisent à les intégrer dans un même dossier. Plus ou moins aqueuses, elles sont au mieux autoplaçantes ou spatulables. Leur avantage ? L’absence a priori de joints, qui permet de couler des mètres carrés sans discontinuité, en neuf comme en rénovation. Pourtant, les différences entre les résines, les terrazzos et autres « bétons cirés » nécessitent des mises au point de vocabulaire. À travers le regard des formulateurs et des applicateurs qui en maîtrisent la pose, ce dossier identifie les différents systèmes existants et valorise leurs potentiels décoratifs.

  • Une initiative exceptionnelle pour endiguer l’inexorable transformation du logement social en produit de consommation

    Le 15 janvier 2021 a été remis le rapport sur la qualité d’usage et la qualité architecturale du logement social. Pour la première fois ce type d’étude a été mené à la requête conjointe de trois ministères : la culture, le logement et la transition écologique. Une des originalitésde ce groupe de travail est aussi d’avoir rassemblé tous les acteurs, de la maîtrise d’œuvre à la maîtrise d’ouvrage en passant par les habitants.

    Les rapporteurs font notamment une critique dévastatrice du recours désormais systématique à la vente en l’état futur d’achèvement (VEFA). Ils ne se privent cependant pas d’inviter la profession d’architecte à une remise en question, via sa formation, de ses compétences en matière de chantier. En proposant également de lancer des expérimentations à grande échelle, cette enquête prouve qu’elle n’est pas « un rapport de plus », mais un véritable outil doté de propositions concrètes.

    Nous avons réuni pour cette table ronde ses trois acteurs principaux : Pierre-René Lemas, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, l’architecte Marie-Hélène Badia et Hervé Fontaine, directeur du développement d’ICF Habitat La Sablière.