J’ai rendez-vous avec Patrick Berger dans un
appartement du quartier du Châtelet. C’est au deuxième étage, je me déchausse
comme il m’y invite, et je pénètre dans une grande pièce presque vide. Je m’installe
face à de hautes fenêtres qui prennent leur lumière par réflexion sur une
façade blanche de l’autre côté de la rue. À contre-jour, une statue en plâtre,
représentant deux corps enlacés, s’élance vers le plafond…
D’a : Pouvez-vous revenir sur votre parcours ? Sur les raisons
qui vous ont poussé à vous inscrire à l’École des beaux-arts pour suivre des
études d’architecture ?
Au lycée,
j’étais attiré par les mathématiques et les sciences naturelles comme par le
dessin d’imagination. Aussi, après le bac, je me suis naturellement inscrit en
licence de maths-physique à Jussieu tout en préparant le concours d’entrée aux
Beaux-Arts. Après une année d’hésitation, j’ai finalement opté pour
l’architecture. (...)