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Depuis la petite dizaine d’années que l’impression 3D fait des émules sur le marché international de la construction, l’Europe a réussi à se positionner en bonne place de la recherche, du développement et de l’expérimentation à échelle 1. Si chacun projette aisément l’utilisation de cette technologie dans le monde du design, qu’en est-il en France de son avancée pour l’architecture ? Alors que la fabrication additive semble négocier son virage industriel et confirmer sa pertinence pour les travaux publics et le génie civil, elle essaime ponctuellement quelques réalisations architecturales dans le paysage actuel. Loin des fantasmes, ces exemples conquièrent, à petits pas, des échelles d’intervention, des techniques de mise en œuvre et des matériaux différents. Mais l’impression 3D parviendra-t-elle aux architectes, là où ils en ont besoin ? 

Les promesses de l’impression 3D sont nombreuses pour le champ de l’architecture : formes nouvelles, souplesse et précision de la réalisation, rapidité d’exécution, économie de matière et de déchets, réduction des coûts, diminution des nuisances, de la pénibilité du travail et des risques sur le chantier… Comme pour toute évolution technologique, bien des rêves y ont pris racine, dont celui de maisons émergeant de terre en quelques heures, sous le ballet d’un bras articulé. Une démarche accompagnée par la crainte d’une standardisation du bâti et d’une forme d’éviction de l’homme au profit de la machine. Alban Mallet, président de XtreeE – acteur français majeur dans l’impression 3D de grande dimension – nuance : « Il y a eu beaucoup trop de désillusions sur ce qu’était le fantasme de l’impression 3D. Nous, on essaie plutôt de construire une histoire autour de sa fonctionnalité et de son usage. L’important, ce n’est pas la machine, c’est ce qu’on en fait. Le récit des projets et de leurs acteurs est bien plus intéressant que la machine en soi. » $##$


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