Maîtres d'ouvrages : Université Côte d'Azur
Maîtres d'oeuvres : Atelier marc Barani, architecte mandataire; Julien Campagne, chef de projet; Jean Paysant, architecte assistant; Fabien Mauduit, architecte
Entreprises : Demathieu Bard, gros oeuvre; Alquier, menuiseries extérieures; Gargini, métallerie et serrurerie; Bareau, menuiseries intérieures et signalétique; Silence Confort, baffles acoustiques; Artisan du Sol, sols souples et planchers; Harmonie Peinture, peinture et nettoyage; Sedel, fluides; Ineo, électricité, ValEnergies, photovoltaïque; Otis, appareils élévateurs; Coveris, brise-soleil
Surface SHON : 4970m2
Cout : 14,9 millions d'euros HT
Date de livraison : février 2020
Dans les nouveaux (éco)quartiers de la vallée du Var à Nice, l’Institut méditerranéen du risque, de l’environnement et du développement durable (Imredd) prend en main son nouvel outil et vitrine : un bâtiment étonnant et paradoxal, cube de tension musculaire et de lumineuse diaphanéité, où Marc Barani transgresse magistralement l’opposition conventionnelle entre low-tech et high-tech.
Le véritable contexte du siège de l’Imredd n’est pas la ZAC Nice Méridia de Christian Devillers, produit typique de cet « urbanisme Tupperware1 » qui juxtapose des boîtes architecturales le long d’espaces publics impeccablement plantés mais génériques, comme on déroulerait un tapis à motif sur l’ancienne plaine maraîchère de l’embouchure du Var. Lorsqu’on aborde le bâtiment, il semble d’ailleurs vouloir s’absenter. Il interrompt la façade urbaine de l’îlot tel une question ou un mystère. Comme souvent dans l’œuvre de Barani, ce bâtiment regarde plus loin, s’adresse à un horizon plus ample : la surface vif-argent du fleuve côtier, la lumière nue de la Côte d’Azur, la silhouette brumeuse des montagnes, le bleu immense du ciel qui rejoint celui de la mer, ce grand paysage qui donne la mesure de notre monde, que nous ne sommes pas certains de savoir sauver. (...)